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Culture

Rendez-vous de la planète à Angoulême

Le Festival international de la bande dessinée, qui s'est ouvert jeudi à Angoulême, rend hommage, jusqu'à demain dimanche, aux grands classiques comme Snoopy, tout en incitant les bédéphiles à découvrir les jeunes auteurs belges, chinois ou français et toutes les tendances de la BD.

Baru, président de la 38e édition du Festival d’Angoulême.

Nombreuses expositions ludiques, spectacles rock et concerts de dessins, stars et avant-garde du neuvième art, toute la planète BD, de Hong Kong à la Belgique, du Japon à l'Amérique, en passant par l'Europe et l'Afrique, se retrouve au bord de la Charente pour cette trente-huitième édition, où sont attendus quelque 200000 visiteurs dans une ville pavoisée aux couleurs du festival.
Jeudi, le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquier,a visité en compagnie de Hervé Baruela, alias Baru, Grand Prix 2010 et président du jury cette année, l'exposition «Les damnés de la Terre», consacrée à cet auteur, chantre du monde ouvrier dont il est issu et qu'il croque avec talent, notamment dans L'Autoroute du Soleil ou Les années Spoutnik.
M. Wauquier s'est rendu ensuite à l'exposition collective dédiée à la nouvelle BD belge francophone, proche de la peinture et de la littérature, qui réinvente l'esthétique et la narration de la BD.
Au premier jour du festival, les mythiques «Peanuts» de Charles Schulz ont accueilli pour leur soixantième anniversaire l'ambassadeur des États-Unis en France, Charles Rivkin, qui a inauguré la grande exposition consacrée à Snoopy, héros planétaire du «comic strip».
«À l'heure des superhéros, Snoopy fait presque figure d'antihéros, mais c'est ce qui le rend d'autant plus humain», a relevé Charles Rivkin, qui s'exprimait en français.
Une fois le festival achevé, cette exposition doit être proposée au public parisien, au Jardin d'acclimatation.
Charles Rivkin a participé aussi à la soirée d'ouverture de la manifestation, où il s'est associé, sur la scène du théâtre d'Angoulême, à l'hommage rendu à la BD américaine, dont plusieurs auteurs de la jeune génération, comme Dash Shaw ou John Pham, participent au festival.
Demain, dimanche, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, grand fan de BD, est attendu à Angoulême où seront décernés le Grand Prix, Goncourt de la BD qui dope les ventes de l'auteur consacré, et dix autres récompenses, baptisées les «Fauves d'Angoulême», dont sept attribuées par un grand jury.
La sélection officielle compte cette année 86 albums en compétition, publiés par 42 éditeurs différents.
Parmi eux, beaucoup de révélations qui bousculent sujets et formes, comme Asterios Polyp de David Mazzucchelli, Coney Island Baby de Nine Antico, Cinq mille kilomètres par seconde de Manuele Flor ou encore Gaza 1956 de Joe Sacco ou Quai d'Orsay de Blain et Lanzac.
L'Asie, l'un des centres de gravité de la BD, est aussi à l'honneur, avec une grande exposition consacrée à la foisonnante scène BD hongkongaise. La BD de Taïwan fait aussi ses premiers pas à Angoulême et, pour la première fois, les mangas, jusqu'à présent dans un pavillon à part, se retrouvent au cœur du «Monde des bulles», aux côtés des grandes maisons d'édition.
Cupidon et l'érotisme sont également célébrés avec humour et sensualité dans «Dessins du désir», autour des grands maîtres du genre, Crepax, Manara, Pichard ou Baldazzini.
Côté «bulle financière», le festival, qui a traversé des zones de turbulence ces dernières années, faute de moyens pérennes, a retrouvé une certaine stabilité grâce à une convention sur trois ans entre partenaires publics et privés.
Nombreuses expositions ludiques, spectacles rock et concerts de dessins, stars et avant-garde du neuvième art, toute la planète BD, de Hong Kong à la Belgique, du Japon à l'Amérique, en passant par l'Europe et l'Afrique, se retrouve au bord de la Charente pour cette trente-huitième édition, où sont attendus quelque 200000 visiteurs dans une ville pavoisée aux couleurs du festival.Jeudi, le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquier,a visité en compagnie de Hervé Baruela, alias Baru, Grand Prix 2010 et président du jury cette année, l'exposition «Les damnés de la Terre», consacrée à cet auteur, chantre du monde ouvrier dont il est issu et qu'il croque avec talent, notamment dans L'Autoroute du Soleil ou Les années Spoutnik.M. Wauquier s'est rendu ensuite à l'exposition collective dédiée à la nouvelle BD...
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