Les participants, dont certains portaient des bougies, se sont réunis sur la place Pouchkine "pour commémorer la mémoire des personnes tuées" dans l'attentat, a déclaré l'un des leader du mouvement Molodaïa Gvardia (La jeune garde), cité par l'agence Interfax.
La manifestation a débuté à 16H32 (13H32 GMT), heure où l'attentat a été commis lundi, selon l'agence.
Plus tôt dans la journée, un autre rassemblement à la mémoire des victimes organisé par le parti d'opposition russe Iabloko a réuni une quinzaine de personnes sur une autre place de Moscou, sous le mot d'ordre: "qui doit répondre des attentats?".
Iabloko exige que le Service fédéral de sécurité (FSB, l'ex-KGB) rende public et présente au Parlement des rapports détaillés sur les principaux attentats en Russie des dernières années, en commençant par l'explosion d'immeubles à Moscou en septembre 1999, a indiqué le parti d'opposition dans un communiqué.
Cette année-là, une vague d'attentats commis du 31 août au 16 septembre en Russie a fait 293 morts. Les autorités ont accusé des terroristes islamistes basés en Tchétchénie, dans le Caucase du Nord, de les avoir commandités, sans jamais en fournir la preuve.
Ces attentats ont été l'une des raisons invoquées par le Kremlin pour justifier la deuxième intervention militaire en Tchétchénie en octobre 1999.
Concernant l'attentat de Moscou-Domodedovo, qui n'a pas été revendiqué, les autorités russes n'ont jusqu'ici publié aucun élément de l'enquête.
Des sources policières citées par les médias russes ont clairement pointé du doigt la rébellion du Caucase du Nord (Tchétchénie, Daguestan, Ingouchie...).

