« Plus grand sera le rôle joué par le Hezbollah dans ce gouvernement, et plus problématique sera notre relation », a déclaré Philip Crowley, le porte-parole du département d'État, qui a toutefois tenu à réserver son jugement jusqu'à la constitution d'un nouvel exécutif à Beyrouth.
Les États-Unis considèrent le Hezbollah comme une organisation terroriste, et pointent en particulier ses liens avec la Syrie et l'Iran.
L'administration Obama apporte une aide économique et militaire au Liban. Interrogé sur la possibilité légale de poursuivre cette aide si le gouvernement du Liban était dominé par une organisation jugée terroriste, M. Crowley a répondu que « cela serait difficile à faire pour les États-Unis ».
« Nous continuons de souhaiter voir un gouvernement servant les intérêts des Libanais, plutôt que les gouvernements d'autres pays », a lancé M. Crowley.
Le porte-parole a également réitéré le soutien de l'Amérique au Tribunal spécial pour le Liban.
À Beyrouth, une source de l'ambassade des États-Unis, citée par le site nowlebanon.com a affirmé hier que Washington « attend de tout nouveau gouvernement libanais qu'il continue à remplir ses engagements internationaux en soutenant l'action du Tribunal spécial pour le Liban ».
« Les travaux de ce tribunal sont d'une importance vitale pour la stabilité et la sécurité du Liban », a ajouté cette source. « Il est difficile pour nous d'imaginer qu'un quelconque gouvernement, représentant réellement tout le Liban, puisse abandonner les efforts en vue de mettre un terme à l'impunité au sujet des assassinats survenus dans ce pays », a encore dit la même source.


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