Et voilà l’OL éliminé des deux Coupes nationales, ce qui porte à 10 le nombre de trophées non gagnés depuis l’arrivée de Claude Puel. On comprend donc l’origine de la colère des supporters lyonnais... Pierre Andrieu/AFP
Depuis la perte du derby contre Saint-Étienne (1-0) le 25 septembre, cette rengaine d'une partie des supporteurs, consistant à réclamer le départ de l'entraîneur Claude Puel, revient à chaque fin de rencontre.
La présence de cette banderole en bas des tribunes de Gerland avait de quoi apparaître encore paradoxale il y a huit jours quand l'Olympique lyonnais s'était brillamment imposé aux dépens de Lorient (3-0) à Gerland en championnat, compétition dans laquelle le club lyonnais reste invaincu depuis 13 journées.
Mais avec cette sortie de route en Coupe de France, le spectre d'une nouvelle saison blanche, qui serait la troisième pour Puel, ressurgit et va sans doute redonner de la vigueur aux revendications des fans rhodaniens.
Il y a trois ans, l'OL, sous la direction d'Alain Perrin, qui n'est resté sur le banc qu'une saison, avait gagné le Trophée des champions avant de réaliser l'unique doublé Coupe de France-championnat de son histoire.
Puel est lui toujours bredouille et peut commencer à s'inquiéter, Lyon n'étant plus en lice que dans deux compétitions où il n'est assuré de rien : le championnat de France et la Ligue des champions (8es de finale contre le Real Madrid).
En Ligue 1, Lyon est certes revenu à quatre points du leader lillois, mais devra batailler ferme avec une cohorte de prétendants (Lille, Paris-SG, Rennes, Marseille) pour tenter de récupérer enfin le titre. En C1, le Real de Mourinho, Ronaldo et Kaka risqunt d'être un obstacle bien compliqué à franchir même si le club espagnol n'a jamais battu l'OL en Ligue des champions. Autant dire que miser sur un succès final dans ces deux épreuves paraît aujourd'hui assez hypothétique.
Inefficaces
À Nice, Puel avait pourtant aligné sa meilleure équipe, mais n'a pu que constater la faillite de ses individualités. De quoi installer un sérieux doute sur le potentiel de l'équipe. Sur le front offensif, Lisandro et Bastos ont été très discrets alors qu'au milieu Toulalan est toujours en pleine déprime post-Coupe du monde et Gourcuff peine à s'adapter.
Seul Gomis évolue à un niveau digne du standing lyonnais mais l'ancien Stéphanois, auteur d'un doublé samedi dernier en Ligue 1 contre Lorient, a eu le malheur de tomber sur un Letizi en état de grâce.
Pour le moment, le président Jean-Michel Aulas, qui était monté au front cet automne pour calmer la crise sportive et protéger Claude Puel, refuse de dramatiser, se bornant à répéter que le championnat et la Ligue des champions sont « les objectifs les plus importants ».
« Nos joueurs n'ont pas livré un mauvais match. Ils ont juste été inefficaces. Les Niçois avaient peut-être un peu plus envie et plus besoin de la qualification », a rappelé l'homme fort de l'OL.
Pour Claude Puel, cette élimination est juste « un bémol dans la série » de l'OL. Mais cette nouvelle fausse note, la première de l'année, ne va pas faire remonter sa cote auprès des supporteurs du virage nord de Gerland, qui devraient continuer à manifester leur déception de voir leur club ne plus rien gagner depuis bientôt trois ans.

