C'est donc finalement au siège du secrétariat général du 14 Mars que la rencontre s'est tenue en présence, notamment, des députés Ahmad Fatfat et Nadim Gemayel, des anciens députés Farès Souhaid et Antoine Andraos, du Amid du Bloc national, Carlos Eddé, de Mme May Chidiac et d'un certain nombre de cadres et de partisans.
Les diverses interventions ont été axées sur le danger qui plane sur le pays et le système démocratique du fait du coup de force enclenché par le Hezbollah. Mme Chidiac a notamment pris la parole et lancé un vibrant appel aux députés du PSP et de la Rencontre démocratique, en les nommant un par un, les invitant à un sursaut de conscience afin d'empêcher le Hezbollah et l'Iran de contrôler le gouvernement.
Le mot des organisations estudiantines du 14 Mars a été prononcé par Julien Kamal qui a notamment souligné que les organisations estudiantines n'accepteront en aucun cas un retour à la situation d'avant-2005. « Nous n'accepterons pas un retour à la tutelle syrienne au Liban ni un retour des symboles de cette tutelle, a-t-il souligné. Nous n'accepterons pas que les libertés soient à nouveau réprimées au Liban. »
Prenant à son tour la parole, notre confrère Nassir el-Assaad a invité les personnes présentes à sortir « sur-le-champ » dans la rue pour entamer une marche pacifique de protestation contre le coup de force entamé par le Hezbollah. Les participants à la rencontre se sont alors rassemblés devant l'entrée de l'hôtel Le Gabriel et M. Nassir el-Assaad a prononcé une courte allocution dans laquelle il a invité « les services de renseignements (de l'armée) à écouter la voix du peuple ». « Nous n'accepterons pas que les rassemblements ou les rencontres des fils de la révolution du Cèdre soient interdits », a-t-il notamment déclaré.
M. Assaad a ensuite donné lecture d'un « appel au peuple libanais » qui souligne que « le Liban fait face à ceux qui portent les armes et qui ont recours à tous les moyens pour mettre à exécution leur coup de force, menaçant les fondements de la République, ce qui risque de modifier le visage du Liban ». « L'obscurantisme ne passera pas », a souligné l'appel qui a dénoncé dans ce cadre les menaces directes auxquelles s'est livré le Hezbollah à Beyrouth et dans la montagne ces derniers jours.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine