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Paris, Le Caire et Amman appellent à préserver la stabilité au Liban

La Jordanie, l'Égypte et la France ont appelé samedi à préserver la stabilité du Liban, en proie à une grave crise politique. "Nous invitons tous les partis politiques au Liban à  préserver la sécurité, la sûreté, la stabilité, et la cohésion nationale au Liban pour protéger ce pays de toute ingérence étrangère et renforcer sa souveraineté dans le cadre de la légalité internationale", a déclaré le ministre jordanien des AE Nasser Jawdeh.

Alliot-Marie et Abou el-Gheit ont insisté sur la nécessité de respecter la légalité au Liban et de mettre en oeuvre de façon totale les accords de Taëf. /

M. Jawdeh a encore souligné, lors d'une conférence de presse à Amman avec son homologue française Michèle Alliot-Marie en tournée dans la région, la nécessité "de soutenir le Liban et ses institutions constitutionnelles".
Auparavant au Caire, à l'issue d'un entretien avec Mme Alliot-Marie, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit avait déclaré: "Nous avons parlé de la nécessité de respecter la légalité au Liban et de mettre en oeuvre de façon totale les accords de Taëf", en référence à l'accord interlibanais de 1989 destiné à mettre fin à la guerre civile et à équilibrer les pouvoirs.
Mme Alliot-Marie avait quant à elle souligné avoir "la même volonté de voir les autorités constitutionnelles libanaises pouvoir mener la reconstruction et la stabilité du pays", une position qu'elle a réaffirmé à Amman.
La France est opposée à "la prise en otage politique" du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), "institution indépendante, créée par la communauté internationale que nul ne peut paralyser", a en outre déclaré samedi la chef de la diplomatie française au quotidien jordanien Al Arab Al Yawm.
Le TSL "doit pouvoir poursuivre son travail. On ne peut opposer justice et stabilité", affirme Mme Alliot-Marie dans cette interview dont le texte a été diffusé à Paris par son ministère.
Onze ministres du camp du mouvement chiite Hezbollah ont démissionné le 12 janvier du gouvernement d'union, provoquant sa chute, après de longs mois de bras de fer avec le camp du Premier ministre Saad Hariri au sujet du TSL chargé d'identifier et de juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad.
Mme Alliot-Marie a souhaité que "l'intervention du TSL permette de consolider la réconciliation de tous les Libanais et de garantir l'unité nationale".
M. Jawdeh a encore souligné, lors d'une conférence de presse à Amman avec son homologue française Michèle Alliot-Marie en tournée dans la région, la nécessité "de soutenir le Liban et ses institutions constitutionnelles".Auparavant au Caire, à l'issue d'un entretien avec Mme Alliot-Marie, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit avait déclaré: "Nous avons parlé de la nécessité de respecter la légalité au Liban et de mettre en oeuvre de façon totale les accords de Taëf", en référence à l'accord interlibanais de 1989 destiné à mettre fin à la guerre civile et à équilibrer les pouvoirs.Mme Alliot-Marie avait quant à elle souligné avoir "la même volonté de voir les autorités constitutionnelles libanaises pouvoir mener la reconstruction et la stabilité du pays", une position qu'elle a...