Alliot-Marie et Abou el-Gheit ont insisté sur la nécessité de respecter la légalité au Liban et de mettre en oeuvre de façon totale les accords de Taëf. /
Auparavant au Caire, à l'issue d'un entretien avec Mme Alliot-Marie, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit avait déclaré: "Nous avons parlé de la nécessité de respecter la légalité au Liban et de mettre en oeuvre de façon totale les accords de Taëf", en référence à l'accord interlibanais de 1989 destiné à mettre fin à la guerre civile et à équilibrer les pouvoirs.
Mme Alliot-Marie avait quant à elle souligné avoir "la même volonté de voir les autorités constitutionnelles libanaises pouvoir mener la reconstruction et la stabilité du pays", une position qu'elle a réaffirmé à Amman.
La France est opposée à "la prise en otage politique" du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), "institution indépendante, créée par la communauté internationale que nul ne peut paralyser", a en outre déclaré samedi la chef de la diplomatie française au quotidien jordanien Al Arab Al Yawm.
Le TSL "doit pouvoir poursuivre son travail. On ne peut opposer justice et stabilité", affirme Mme Alliot-Marie dans cette interview dont le texte a été diffusé à Paris par son ministère.
Onze ministres du camp du mouvement chiite Hezbollah ont démissionné le 12 janvier du gouvernement d'union, provoquant sa chute, après de longs mois de bras de fer avec le camp du Premier ministre Saad Hariri au sujet du TSL chargé d'identifier et de juger les assassins de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad.
Mme Alliot-Marie a souhaité que "l'intervention du TSL permette de consolider la réconciliation de tous les Libanais et de garantir l'unité nationale".


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine