Au bout de leurs espoirs, un quart de finale, qui échappe depuis 2008 à l'équipe de Perpignan./
"Il faudra bien défendre, rester patient, construire notre match et penser d'abord à gagner" avant d'envisager le bonus offensif, a analysé Bernard Goutta, l'entraîneur des avants.
Au bout de leurs espoirs, un quart de finale, qui leur échappe depuis 2008, un quart qui pourrait être disputé "à domicile" chez le voisin catalan, Barcelone et au stade olympique de Montjuic, précisément. Un challenge que l'Usap n'a jamais relevé en 11 participations.
Outre ce billet pour les quarts qu'ils pourront décrocher même sans bonus offensif, les Catalans voudront évacuer le souvenir d'un match au pays de Gallois, où ils avaient été aux "abonnés absents" pendant un quart d'heure. Douze minutes, précisément, au cours desquelles ils avaient été laminés (quatre essais).
"Il ne faut pas se manger la feuille de match", a averti Nicolas Mas, pilier et capitaine de l'Usap, sûr que Llanelli va "essayer de mettre le feu partout" pour tenter de décrocher un hypothétique billet pour les quarts.
"Frustrés de leur début de saison" (10es en Top 14), selon Goutta, les Catalans seront privés pour ce temps fort de Schuster, Pérez, Hume et Planté, tous blessés, mais s'appuieront sur les quatre appelés du XV de France, Mas, Guirado, Marty et Mermoz pour vaincre des Gallois qui ne se sont jamais imposés en terre catalane.
Les Scarlets, "toujours dans la bagarre", selon son entraîneur Nigel Davies, auront à coeur par un succès montrer le chemin parcouru depuis 18 mois.
"Les gens nous ont négligés pendant la plus grande partie de la saison, souligne l'arrière Morgan Stoddart, sûr des possibillités de son équipe de gagner cet ultime match de la phase de poules.
Les Catalans sont prévenus et Nicolas Mas avertit : "Il ne faut pas casser le jouet". Les Perpignanais ont eu si peu d'occasions de s'enthousiasmer à Aimé-Giral.

