Mme Clinton a déjà évoqué avec les responsables français, saoudiens, égyptiens et autres la nécessité "d'un consensus international pour soutenir le Liban et le Tribunal spécial pour le Liban (TSL)" enquêtant sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, a ajouté mercredi ce responsable aux journalistes accompagnant Mme Clinton, dans l'avion qui les transportait de Mascate à Doha.
La secrétaire d'Etat "entend soulever la question avec ses homologues à Doha" où elle doit rencontrer en soirée le Premier ministre et chef de la diplomatie, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr al-Thani.
Elle doit participer jeudi au Forum de l'Avenir, aux côtés de son homologue française Michèle Alliot-Marie et du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan.
"La question revêt une certaine urgence actuellement", a ajouté le responsable.
Le gouvernement d'union au Liban s'est effondré mercredi soir après la démission d'un onzième ministre, proche du président de la République, qui a suivi celle des 10 ministres du Hezbollah et de ses alliés.
Le Hezbollah, qui s'attend à être mis en cause dans le meurtre du dirigeant en 2005, avait fait pression sans succès sur le Premier ministre Saad Hariri pour qu'il désavoue le TSL enquêtant sur l'assassinat de son père.
Le haut responsable américain a cependant estimé que le Hezbollah ne semblait pas vouloir mobiliser la rue. "Nous ne voyons pas de signes de tentatives de mobiliser la rue", a-t-il dit.
Saad Hariri a rencontré le président américain Barack Obama mercredi après-midi à Washington.
Mme Clinton, actuellement en tournée dans le Golfe, avait rencontré vendredi à New York le Premier ministre libanais et le roi saoudien au sujet des tensions grandissantes au Liban.
Doha est la dernière étape d'une tournée dans le Golfe de Mme Clinton qui l'a menée aux Emirats arabes unis, au Yémen et au sultanat d'Oman


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