"Cela ne va pas arriver, ce n'est pas naturel, c'est la mauvaise chose à faire quel que soit le point de vue adopté" a-t-il assuré lors d'une visite à New York lundi.
Il a, tout comme le gouvernement israélien, rejeté les critiques de l'Union européenne et de Washington après la démolition d'un bâtiment historique au coeur d'un quartier arabe de Jérusalem-Est annexée, les jugeant "creuses".
La plus grande partie de l'ancien hôtel Shepherd a été détruite dimanche pour construire 20 logements de luxe destinés à des colons juifs.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a condamné "fermement" cette destruction et rappelé que les colonies sont "illégales au regard du droit international".
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a de son côté dénoncé une "évolution préoccupante qui compromet les efforts de paix visant à établir deux Etats pour parvenir à une solution".
"Non seulement pour le peuple juif, mais pour le monde, ce serait une erreur majeure que d'emprunter cette voie, nous savons déjà qu'il n'y a pas un seul exemple réussi de ville divisée", a dit M. Barkat à des journalistes. "Par conséquent, cela n'est pas à l'ordre du jour".
Nir Barkat, un homme d'affaires fortuné, est maire de Jérusalem depuis deux ans. Il est considéré par les observateurs comme un probable membre d'un futur gouvernement de droite.
La question de Jérusalem est l'une des plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Israël a conquis la partie Est durant la Guerre des Six jours en juin 1967, avant de l'annexer et de proclamer l'ensemble de la ville comme sa capitale "éternelle et indivisible".
Mais les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. Quelque 270.000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est. Environ 200.000 Israéliens s'y sont établis dans une douzaine de quartiers de colonisation.

