L'Australien, qui vit actuellement en résidence surveillée dans un manoir de la campagne anglaise, est arrivé très en avance, vers 09H00, au tribunal de Woolwich, à Londres. Accompagné de ses avocats, il n'a pas adressé la parole aux journalistes qui l'attendaient.
Son audition, prévue à 10H00 et qui ne devait pas porter sur le fond, devrait être de courte durée, la prochaine étape importante dans le parcours judiciaire d'Assange étant l'audience durant laquelle le juge se prononcera sur la demande d'extradition de la Suède. Celle-ci pourrait avoir lieu le mois prochain.
Les deux Suédoises qui l'accusent assurent qu'il leur a imposé des rapports sans préservatif.
Le fondateur de WikiLeaks, âge de 39 ans, a toujours nié toute agression sexuelle. Ses supporteurs estiment qu'il est victime d'une machination politique, en raison des fuites de milliers de documents officiels organisées par son site, fort embarrassantes pour de nombreux gouvernements.
Pour obtenir sa libération conditionnelle le 16 décembre, Julian Assange a dû verser une caution de 240.000 livres (environ 288.000 euros), qu'il a pu réunir grâce au soutien de plusieurs personnalités, après neuf jours en prison.
Tenu de résider dans le manoir d'Ellingham Hall où l'accueille un de ses amis, il est soumis à un couvre-feu et porte un bracelet électronique.
Ses avocats craignent que les Etats-Unis ne parviennent à obtenir son extradition.
Assange avait déclaré fin décembre qu'il avait "de fortes chances" d'être tué dans une prison américaine s'il venait à être extradé.
Avant sa comparution mardi, le fondateur de WikiLeaks, évoquant la fusillade qui a fait six morts et grièvement blessé une parlementaire en Arizona, a demandé que les personnalités politiques ou des medias qui tiennent des propos incitant à la violence, soient poursuivies. Dans un communiqué, il a établi un parallèle entre les déclarations faites contre la parlementaire et celles faites à son encontre par certains conservateurs américains.

