Gêné par une blessure à la cuisse gauche qui a tardé à guérir, le milieu de terrain de l'OL n'avait plus disputé l'intégralité d'une rencontre depuis le 24 novembre et le 3-0 infligé par Schalke 04 en Ligue des champions.
Ce gros pépin physique venait alors en dernier épisode des déboires de l'ancien Nantais en 2010, après le fiasco du Mondial, dont il a eu le plus grand mal à se remettre, son intermède bref et raté en défense centrale et sa disparition de l'équipe de France, dont la reconstruction se fait sans lui, Laurent Blanc lui préférant Alou Diarra, Yann Mvila ou Yohan Cabaye.
« C'est la plus mauvaise période de ma carrière », a-t-il reconnu cette semaine dans une interview au site Internet de l'OL.
« Je n'y étais pas dans la tête après cette Coupe du monde. Il fallait passer à autre chose, mais ce n'est pas évident. Je n'arrivais pas à évacuer. J'ai été blessé. J'ai dû faire un ou deux matches potables. Je me suis posé des questions, jusqu'à arrêter le foot », ajoutait-il.
Dans ces conditions, une victoire en 32e de finale de Coupe de France contre Caen est bien sûr insuffisante pour affirmer que 2010 est oubliée et que 2011 verra le renouveau du milieu international (36 sélections).
Mais les premiers signaux sont encourageants, même si, à l'image de son équipe, Toulalan est apparu encore très perfectible sur la pelouse du stade Michel-d'Ornano.
En première période, il a touché beaucoup de ballons, même s'il a pris peu d'initiatives, peut-être par manque de confiance. Mais sa présence a permis de libérer Kallström et Makoun, qui ont joué plus haut.
Surtout, face à une équipe qui, selon l'entraîneur lyonnais Claude Puel, « joue excellemment le contre », son rôle défensif a été primordial.
L'organisation des Caennais était alors encore suffisamment respectée pour leur permettre d'aspirer les Lyonnais et de se montrer dangereux en contre-attaque.
En seconde période, Lyon n'a plus guère laissé cette opportunité aux Normands, et Toulalan, tel un néopro rassuré par ses débuts réussis, s'est enhardi et a été bien meilleur.
À la 50e minute, il se projetait ainsi vers l'avant après un crochet et cherchait à servir Gomis dans la surface, sa passe étant interceptée de justesse. En toute fin de match, il était même tout près de marquer - une rareté pour lui - au bout d'un trois contre un qui aurait dû être décisif.
« Il a été intéressant, il a fait un match très complet », a apprécié Claude Puel. « Pour un match de rentrée, c'était un très bon match », a ajouté le technicien lyonnais.
La qualification acquise à Caen signifie également que l'OL va avoir un calendrier très chargé avec au moins huit matches d'ici à la fin du mois de février, entre championnat, Coupe de France et Ligue des champions. L'occasion pour Toulalan de retrouver le rythme et la confiance égarée l'an dernier en Afrique du Sud.


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