L'ultranationaliste Avigdor Lieberman accuse par ailleurs la Turquie d'incitation au sentiment anti-israélien, dans une tribune publiée dans le Jerusalem Post.
Les relations entre Ankara et Israël se sont fortement détériorées depuis l'assaut mené le 31 mai par des commandos de marine israéliens contre le ferry turc Mavi Marmara, navire amiral d'une flottille humanitaire qui se dirigeait vers Gaza, sous blocus israélien. Neuf Turcs avaient été tués.
Selon Avigdor Lieberman, les tensions entre les deux anciens alliés couvaient bien avant cet incident situant "la genèse exacte de la crise actuelle dès janvier 2009".
M. Erdogan avait laissé éclater sa colère au cours d'un débat sur Gaza, quittant les discussions en reprochant aux organisateurs de l'empêcher de parler après une longue intervention de M. Peres.
"Cette sortie n'était ni improvisée ni impulsive, mais partie intégrante d'une stratégie mûrement réfléchie", juge M. Lieberman.
Le ministre israélien, qui a déjà affirmé qu'Israël ne présenterait "pas d'excuses" à la Turquie après le raid de mai, fustige jeudi Ankara pour ne pas avoir réagi devant "le spectacle épouvantable" de la foule accueillant aux cris de "mort à Israël" le retour en Turquie du Mavi Marmara.
"Nous ne serons pas un souffre-douleur et nous réagirons (...) à de telles insultes", a-t-il indiqué.
Fin décembre, le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, avait assuré que son pays souhaitait se réconcilier avec Israël après l'épisode du raid de la flottille vers Gaza, mais qu'il fallait pour cela que l'Etat hébreu présente des excuses et verse des indemnisations pour les neuf victimes.


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