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Lifestyle - Tourisme

Inauguration, dans la plus grande discrétion, d’un casino à Damas

Roulette, black-jack, poker ainsi que machines à sous envahissent la salle alors que les jeux d'argent sont interdits par la loi syrienne qui prévoit des poursuites contre les contrevenants.

Le casino, un bâtiment au style classique et à la façade agrémentée de colonnes blanches et dorées. Louaï Beshara/AFP

L'inauguration la semaine dernière près de Damas d'un casino s'est déroulée dans la plus grande discrétion. La cérémonie d'ouverture, le 24 décembre au soir, s'est déroulée sans grand bruit afin de ne pas heurter les sentiments des responsables religieux musulmans ni choquer la société, en grande partie conservatrice, estiment des observateurs dans la capitale syrienne.
« Hier soir, le casino était bondé, l'argent coulait à flots », raconte Rami, un commerçant de 55 ans, habitué du Casino du Liban, mais qui a souhaité découvrir le nouvel établissement situé à proximité de l'aéroport international de Damas. Le nouveau casino « pourra drainer une partie de la large clientèle du Casino du Liban » qui accueille des Arabes du Golfe, des Syriens, des Irakiens et des Jordaniens, estime-t-il. « Ceux-ci dépensent des centaines de milliers de dollars au Casino du Liban, autant les dépenser ici », ajoute-t-il. Pour le moment, la majorité des clients du casino sont syriens, avec quelques joueurs en provenance du Liban et du Golfe.
Des centaines de personnes, des hommes en costume et quelques femmes, s'adonnaient au jeu samedi soir dans ce bâtiment au style classique et à la façade agrémentée de colonnes blanches et dorées. « Faites vos jeux », lançaient en français croupiers et croupières vêtus d'uniformes verts. Omar, 45 ans, joueur invétéré, a dû faire intervenir un responsable du casino pour pouvoir y accéder avec des amis. « Le casino affichait complet samedi soir », explique-t-il. « Il y avait trop de monde, la salle de jeux est exiguë », regrette quant à lui Houssam, la cinquantaine, qui se dit « déçu ». Le service « doit s'améliorer » afin qu'il puisse « rivaliser » avec le casino de Beyrouth, qui a atteint déjà une certaine réputation, estime de son côté Omar. Beaucoup de Syriens, petits commerçants et cadres aux revenus confortables, font fréquemment le voyage à Beyrouth où des taxis les conduisent, raconte-t-il.
Le casino syrien, situé à trente kilomètres de Damas, propose comme il se doit roulette, black-jack, poker ainsi que machines à sous, alors que les jeux d'argent sont interdits par la loi syrienne qui prévoit des poursuites contre les contrevenants. À la fin des années 1950, explique l'analyste Sami Moubaïed, les religieux syriens avaient tenté de faire interdire la consommation d'alcool ainsi que les jeux au casino de Bloudane (1951-1968), un lieu huppé à 50 km de Damas qui fut une destination privilégiée pour les vacanciers du Golfe. « Les jeux d'argent ont finalement été interdits en Syrie dans les années 1970 », dit-il. Le casino près de Damas a pu ouvrir la semaine dernière grâce une dérogation spéciale des autorités, explique sous le couvert de l'anonymat un des propriétaires. Le projet entre « dans le cadre de l'ouverture économique du pays, dit-il. Il donnera un coup d'accélérateur au tourisme. »
Selon des observateurs, les propriétaires de l'établissement sont des hommes d'affaires proches des cercles du pouvoir.
L'inauguration de ce casino à Damas coïncide avec une période d'ouverture économique du pays qui se dirige vers une économie de marché.
L'inauguration la semaine dernière près de Damas d'un casino s'est déroulée dans la plus grande discrétion. La cérémonie d'ouverture, le 24 décembre au soir, s'est déroulée sans grand bruit afin de ne pas heurter les sentiments des responsables religieux musulmans ni choquer la société, en grande partie conservatrice, estiment des observateurs dans la capitale syrienne.« Hier soir, le casino était bondé, l'argent coulait à flots », raconte Rami, un commerçant de 55 ans, habitué du Casino du Liban, mais qui a souhaité découvrir le nouvel établissement situé à proximité de l'aéroport international de Damas. Le nouveau casino « pourra drainer une partie de la large clientèle du Casino du Liban » qui accueille des Arabes du Golfe, des Syriens, des Irakiens et des Jordaniens, estime-t-il. « Ceux-ci...
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