"La représentation permanente iranienne à l'ONU a adressé une lettre à la délégation hongroise, parmi d'autres pays, l'invitant à visiter des sites nucléaires iraniens en janvier", a indiqué le ministère dans un communiqué. Budapest va "procéder à des consultations avec Bruxelles et les autres pays membres de l'UE à propos de l'invitation", précise le ministère.
Toutefois, indique-t-on de sources diplomatiques proches de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), il y a peu de chances que l'UE soit favorable à cette invitation, compte tenu des réticences de l'Allemagne, de la France et de la Grande-Bretagne, non-conviées par Téhéran à cette visite, prévue les 15 et 16 janvier.
De plus, la position traditionnelle de l'UE est que l'Iran doit d'abord donner accès à toutes ses installations nucléaires aux inspecteurs de l'AIEA, ce qui n'est plus le cas depuis plus d'un an.
L'Iran a invité seulement deux des pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) négociant avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, en l'occurrence la Chine et la Russie, précisait-on mardi de sources diplomatiques auprès de l'AIEA à Vienne.
Le groupe des pays non-alignés au conseil des gouverneurs de l'AIEA, le groupe des pays de la Ligue arabe au conseil des gouverneurs, l'Egypte et Cuba ont également été sollicités.
La visite, organisée en amont de la reprise de discussions sur le programme nucléaire iranien fin janvier à Istanbul, portera, selon les autorités iraniennes, sur l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz (centre) et l'usine à eau lourde d'Arak (centre).


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