"Une campagne rassemblant des personnalités a été lancée en Allemagne pour faire pression sur la justice iranienne. Nous les mettons en garde: notre justice est totalement indépendante et ne prend pas ses décisions sous la pression", a déclaré Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors de son point de presse hebdomadaire.
"Nos amis allemands doivent savoir que faire pression sur le tribunal et la justice pour qu'ils changent de position aura l'effet inverse. Ils feraient mieux de ne pas politiser une question judiciaire", a-t-il ajouté.
Une centaine de personnalités allemandes, dont plusieurs ministres, des dirigeants d'entreprise et des sportifs, ont appelé dimanche à la libération des deux journalistes.
L'appel a été publié par le Bild am Sonntag qui les avait envoyés en Iran où ils ont été arrêtés alors qu'ils interviewaient le fils et l'avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani.
Cette iranienne a été condamnée à mort en 2006 pour implication dans le meurtre de son mari, avec l'aide de son amant, et à la lapidation pour adultères. La première peine a été ramenée à 10 ans de prison en appel en 2007, mais la seconde a été confirmée la même année par une autre cour d'appel.
La révélation de cette affaire en juillet par des associations de défense des droits de l'Homme a provoqué une vive émotion en Occident.
Le chef de la Justice de la province d'Azerbaïdjan oriental, Malek Ajdar Sharifi, a récemment déclaré que la peine de mort par lapidation pourrait encore être annulée.
Téhéran reproche aux deux Allemands d'être entrés en Iran en tant que touristes et non en tant que journalistes.

