Le point à la mi-saison : deux journées passées sur le podium auront suffi à raviver la flamme verte des années 70 chez de nombreux supporters. Les neuf matches sans succès qui suivirent ne firent pas douter un instant les Verts de cette décennie qui s'annonce. Le proche passé des locataires de Geoffroy-Guichard n'y est sans doute pas étranger. Dix-septième lors des deux dernières saisons, Saint-Étienne est cette fois-ci bien loin des tracas de la zone rouge. Sixième, à seulement trois points du leader lillois, le club du Forez se prend désormais à rêver. Et il y a de quoi. Bien évidemment, les Verts ne sont pas encore les plus forts, mais ils se permettent de rivaliser avec les cadors de la Ligue 1. Autour d'une équipe solidaire et combative, Christophe Galtier peut compter sur les nombreux automatismes qui se mettent peu à peu en place. La rigueur de la défense portée par Jérémie Janot, l'assurance de Loïc Perrin, l'éclosion de Dimitri Payet ou encore de la révélation Loris Néry, Galtier a su tirer le maximum d'un groupe qui possède encore une large marge de progression. « Galette » a surtout parfaitement géré son mercato estival en s'attachant les services d'hommes mûrs à l'image de Carlos Bocanegra, Laurent Battles et Albin Ebondo. La tête froide, les Stéphanois peuvent déjà se satisfaire d'avoir remporté le centième derby contre Lyon (1-0), équipe qu'ils n'avaient plus battu depuis 1994.
La « décla » de Christophe Galtier : « Avec beaucoup d'humilité, je peux vous dire que 29 points, c'est très bien. C'est autant que des équipes qui jouent la Ligue des champions. Nous avons creusé des écarts avec des équipes avec qui on nous annonçait à la lutte pour le maintien, et nous avons accroché un bon wagon. Notre réussite est due à la qualité d'un groupe qui vit bien ensemble et qui est très appliqué. »

