De nationalité néerlandaise, M. von Hebel jouit de dizaines d'années d'expérience en droit international au sein de trois tribunaux internationaux, y compris du TSL ainsi que du gouvernement des Pays-Bas, a indiqué hier un communiqué de Leidschendam.
« Ma nomination intervient à un moment capital pour le TSL », a déclaré M. von Hebel. « Le tribunal est actuellement en transition, il évolue d'une phase essentiellement dominée par les enquêtes à la phase d'ouverture des procédures judiciaires. Durant cette période, le greffe aura à jouer un rôle très important, celui d'assurer le fonctionnement harmonieux du tribunal », a-t-il ajouté au lendemain de l'entretien qu'il a accordé à des agences de presse au siège du TSL.
Le greffier fait office d'administrateur en chef du tribunal et est responsable de tous les aspects liés à son fonctionnement, notamment du budget, de la mobilisation des fonds, des relations avec les États et de l'administration judiciaire. La supervision de la section de participation des victimes, de la section d'appui aux victimes et aux témoins et du quartier pénitentiaire fait également partie des nombreuses fonctions de M. von Hebel.
Sa nomination a été chaleureusement accueillie par les autres hauts responsables du TSL. « M. von Hebel a servi pendant de nombreuses années la justice pénale internationale, avec compétence et indépendance », a déclaré le président du tribunal, le juge Antonio Cassese, selon le communiqué. « Je ne doute pas que dans ses nouvelles fonctions, il continuera à faire preuve d'un grand professionnalisme et d'intégrité. »
M. von Hebel a été précédemment greffier par intérim du TSL, greffier du Tribunal spécial pour la Sierra Leone et juriste principal au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. Il a également joué un rôle de premier plan dans les négociations du Statut de Rome ayant abouti à la création de la Cour pénale internationale.
« La nomination de M. von Hebel constitue une sorte de reconnaissance méritée des efforts qu'il a déployés pour consolider les travaux du tribunal depuis ses premiers jours », a affirmé pour sa part le procureur Daniel Bellemare. « J'ai l'assurance que notre expérience et notre engagement communs seront extrêmement utiles pour faciliter davantage l'accomplissement de la difficile mission du tribunal. »
Le chef du bureau de la défense du TSL, François Roux, partage les mêmes sentiments. « C'est une chance pour notre tribunal », s'est-il réjoui. « Je suis heureux de pouvoir continuer à travailler ensemble pour que le Tribunal spécial pour le Liban soit un modèle de justice impartiale et équitable, au sein duquel la défense pourra pleinement exercer sa mission. »


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