"Je pense que nous avons besoin de promouvoir très sérieusement la question de la dénucléarisation," a ajouté Manouchehr Mottaki, le jour de l'ouverture à Genève de négociations sur le nucléaire iranien. "Les armes nucléaires ne résolvent aucun problème. Elles n'apportent que le désastre".
"Je pense que tous les pays du monde devraient aller de l'avant dans le domaine de la dénucléarisation. C'est la meilleure garantie de sécurité", a-t-il dit au début d'une visite de deux jours à Athènes.
Les négociations entre les Six et l'Iran ont démarré lundi à Genève pour relancer le dialogue sur le nucléaire, interrompu depuis 14 mois, dans un climat tendu après l'annonce par Téhéran qu'il contrôlait la totalité du cycle de production du combustible nucléaire.
La Suisse accueille pour deux jours de discussions entre les Iraniens, les Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) et l'UE qui joue le rôle de médiateur.
Téhéran a annoncé dimanche avoir produit son premier lot d'uranium concentré (yellowcake) qui sert pour la production de l'uranium enrichi, renforçant l'inquiétude des Occidentaux.
La question de l'enrichissement de l'uranium est au centre du bras de fer opposant depuis plusieurs années l'Iran à la communauté internationale, qui soupçonne Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil.
L'Iran dément toute visée militaire. Depuis un an, le pays ne cesse d'augmenter son stock d'uranium enrichi à 3,5%, qui est passé à 3.183 kg contre 1.580 kg en octobre 2009.

