"Je suis très choqué par le fait que certains documents diplomatiques semblent menacer la vie des gens, on n'a pas le droit de mettre en danger la vie", a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'une visite officielle de trois jours en Tunisie.
Il a cependant déclaré qu'il n'était "aucunement gêné par le fait que des ambassadeurs écrivent à leurs gouvernements des informations" sur les pays où ils sont accrédités.
"Cela ne me choque aucunement" qu'un ambassadeur américain explique à son gouvernement que certaines choses ne fonctionnent pas comme elles devraient en Europe, a poursuivi le chef de file de l'Eurogroupe, sans plus de détails.
"Je reçois moi-même des notes des ambassadeurs européens à Washington et leurs rapports ne sont pas plus polis que les télégrammes diplomatiques des ambassadeurs américains", a-t-il révélé.
La Tunisie est l'un des pays concerné par la diffusion de milliers de documents secrets de la diplomatie américaine, mais WikiLeaks n'est pas accessible en Tunisie.
Durant sa visite, le Premier ministre et ministre du Trésor luxembourgeois, qui est aussi président de l'Eurogroupe, a eu des entretiens avec le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et son Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
Il a déclaré qu'il allait appuyer l'octroi à la Tunisie d'un "statut avancé" auprès de l'Union européenne.
Certains opposants demandent à l'UE de conditionner l'accès à ce statut privilégié par des progrès en matière des droits de l'Homme et de démocratie.
"Je constate que la Tunisie est un pays en marche (...) qui a vocation à devenir un centre financier régional", a affirmé M. Juncker, évoquant un futur accord bilatéral d'échanges dans les secteurs bancaires et de recherche universitaire.

