Le comédien français Gérard Depardieu recevant le Lion d’or des mains de Mario Monicelli, le 27 août 1997, à Venise. Michele Gregolin/Files/Reuters
Pour l'éditorialiste du Corriere della Sera, Paolo Mereghetti, Monicelli, auteur notamment du Pigeon et de Nos chers amis, était à la fois « l'héritier du néoréalisme et de la commedia dell'arte, qui se rit des misères humaines ». Monicelli, rappelle le quotidien, déclarait que « la mort est source sublime de comique » et que « la comédie est méchante et même sans pitié ».
Le cinéaste, qui était atteint d'un cancer, s'est jeté lundi soir du cinquième étage d'un service de l'hôpital romain où il était soigné.
La comédienne Stefania Sandrelli, qui avait tourné avec lui Espérons que ce soit une femme et Le mâle obscur, a reconnu dans la mort de Monicelli « un geste extrême de liberté, d'anticonformisme ». « Dans ses certitudes, il y avait toujours une part de doute, dans son sourire toujours plus de compassion », a-t-elle estimé.
Le corps du cinéaste sera porté « pour un ultime salut » à Monti, quartier du centre de Rome où il vivait, puis à la Maison du cinéma, « où tous ceux qui le souhaitent pourront lui rendre un dernier hommage », a annoncé son neveu Niccolo Monicelli. « Ce n'est pas une fin tragique, c'est un homme qui a vécu », a-t-il déclaré à la presse alors qu'il se trouvait à la chambre mortuaire en compagnie de l'épouse du cinéaste, Chiara, et de ses trois filles.
Interrogé sur le fait de savoir si le cinéaste avait laissé un message avant de mourir, Niccolo Monicelli a dit : « Il me semble que des messages, il en a laissé beaucoup. Souvenez-vous de lui par ses films. »


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