S'exprimant comme chaque semaine dans les colonnes du journal al-Anba', M. Joumblatt a déclaré à propos de cette visite qu'elle est venue confirmer « le soutien turc » à la stabilité du Liban, ainsi que le souci de la Turquie pour « la paix civile » et l'unité du pays, et qu'elle contribue à sortir le discours politique du « carcan confessionnel » dans lequel il se débat, pour le remettre en phase avec « la vraie cause ».
En effet, pour M. Joumblatt, la visite de M. Erdogan a revêtu une importance capitale, d'abord, par le fait que le Premier ministre turc a évoqué les massacres de Sabra et de Chatila, qui ont été « des violations des droits de l'homme », ensuite dans la mesure où elle a porté haut la cause palestinienne, que le chef druze place « au centre de la cause arabe ».
Dans ce contexte, il a vivement déploré l'état « d'assèchement intellectuel » qui prévaut, accentué par la disparition de deux « militants » de la cause palestinienne, Ibrahim Sarfati, juif marocain, qui a toujours défendu « l'arabité de la Palestine », et son concitoyen, l'écrivain Edmond Omran Maleh, qui refusait que « l'holocauste soit exploité à des fins idéologiques ».
Faisant le parallèle avec la situation libanaise, M. Joumblatt a invité « ceux qui siègent dans le paradis parlementaire » à proposer des solutions aux problèmes actuels plutôt que de « se distraire » dans des discussions politiques « sans fin », ou encore dans « des débats télévisés stériles ».
S'expliquant sur les solutions attendues, M. Joumblatt a dressé une liste de problèmes, commençant par « la pénurie d'eau » due à l'absence de pluie, pour arriver aux conséquences générales du réchauffement climatique, suggérant la construction de lacs artificiels et d'autres barrages.
Il a enfin pressé les responsables à « tirer humblement » les leçons de leur expérience, les enjoignant à se « mettre au travail » plutôt que « d'attendre Godot ».
Sur un autre plan, M. Joumblatt s'est entretenu en soirée avec le représentant de l'ONU au Liban, Michaël Williams.


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