Les tableaux, carnets et dessins, d'une valeur estimée à une soixantaine de millions d'euros, ont été présentés par un couple de septuagénaires de la Côte d'Azur qui souhaitait obtenir des certificats d'authenticité notamment du fils du peintre Claude Picasso, également administrateur de la succession.
Parmi ces œuvres inédites se trouvent en particulier neuf collages cubistes d'une valeur estimée à une quarantaine de millions d'euros, une aquarelle de la période bleue, des gouaches, lithographies et des portraits de sa première épouse Olga, selon Libération.
Pierre Le Guennec, 71 ans, qui s'est adressé par courrier à Claude Picasso à plusieurs reprises depuis janvier avant de le rencontrer finalement à Paris en septembre, avait travaillé comme électricien pour Pablo Picasso pendant les trois dernières années de la vie du peintre décédé en 1973.
Il a précisé avoir installé des systèmes d'alarme dans les différentes résidences de l'artiste, notamment à la villa Californie à Cannes, où de nombreux cartons de dessins étaient
entreposés.
Les héritiers et experts mis à contribution ont décidé de porter plainte contre X pour recel. Les œuvres ont été saisies le 5 octobre par l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) au domicile du couple à Mouans-Sartoux, dans les Alpes
Maritimes.
L'électricien à la retraite a été placé en garde à vue, selon le journal qui ne précise pas où il se trouve depuis.
Le retraité plaide l'innocence et affirme que ces œuvres lui ont été données par le maître, selon certaines de ses déclarations, par l'épouse de Picasso, selon d'autres.
Joint par Libération à New York, Claude Picasso a exclu l'idée que son père ait pu « donner une telle quantité, cela ne s'est jamais vu, cela ne tient pas debout (...) C'était une partie de sa vie. »
Il a ajouté souhaiter que la justice fasse toute la lumière sur l'affaire.


La France soutient un cessez-le-feu, se « tient à disposition », déclare Macron