"Nous éprouvons un sentiment de regret et de gêne", a déclaré à la presse ce responsable proche des milieux diplomatiques qui a requis l'anonymat.
"Ce n'est pas une tragédie", a poursuivi cette source.
Selon les documents publiés sur WikiLeaks et diffusés par les journaux du monde entier, les diplomates américains parlent de la Russie comme d'un "état mafieux virtuel" qualifiant son président Dmitri Medvedev de "falot et hésitant" face au Premier ministre Vladimir Poutine, "mâle dominant".
La porte-parole de M. Medvedev, Natalia Timakova, a pour sa part estimé que les révélations sur WikiLeaks ne méritaient pas de commentaire.
"Il n'y a rien qui soit intéressant ou qui mérite un commentaire dans les publications diffusées sur WikiLeaks et dans la presse", a déclaré Mme Timakova citée par les agences russes.
"Des héros inventés de Hollywood ne méritent pas de commentaire", a-t-elle poursuivi, réagissant à un commentaire américain comparant Poutine et Medvedev à Batman et son assistant Robin, personnages d'une série américaine culte.
"La diplomatie se fonde sur la confiance, parfois on se dit des choses qu'on ne dit pas en présence de la presse", a souligné la source russe en estimant que les diplomates russes étaient "plus prudents".
"J'espère qu'il n'y a rien d'inattendu pour la politique extérieure russe qui puisse nous étonner ou ébranler notre analyse sur tel ou tel sujet", a-t-elle souligné.
Un autre document diffusé par WikiLeaks cite le secrétaire à la Défense américain Robert Gates "qui a fait remarquer que la démocratie russe a disparu et que le gouvernement était une oligarchie dirigée par les services de sécurité".
"Le président Medvedev a une vision plus pragmatique pour la Russie que le Premier ministre Poutine, mais il y a eu peu de vrais changements", estime encore M. Gates, selon ce compte rendu.

