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Culture - Exposition

La révolution américaine du bois

Ce bois-là, on ne le touche pas précipitamment pour éradiquer le mauvais sort, on le caresse lentement tant il est soyeux, délicat, harmonieux et tout autant porteur d'ondes bénéfiques et esthétiques. Ou une métamorphose tendance.

Impression ambrée.

Une coupe ambrée, un vase en fine porcelaine, des formes en verre découpé, au total soixante objets d'une infinie délicatesse constituent une exposition organisée par la Renwick Gallery et intitulée « La révolution du bois : la collection Bresler ». Ainsi, ce matériau sort de ses gonds, de sa solidité et de sa réputation massive pour revêtir les atours des substances les plus fragiles. Ces œuvres, exécutées entre 1880 et 1890, disent l'engouement contemporain pour l'art de travailler en finesse le bois de même qu'elles en illustrent le développement au cours des dernières décennies. Les Bresler, Charles et son épouse Fleur, y sont pour beaucoup dans le lancement de cette tendance.
Nicholas Bell, le responsable de l'exposition, précise : « Parce que le travail sur ce média est, ici, relativement jeune par rapport aux autres disciplines artisanales, cette collection extraordinaire est l'occasion de suivre son parcours, sa technique et son inspiration. La méthode des menuisiers constituant à donner forme à un morceau de bois pendant qu'il est placé sur un tour n'a été adoptée par les artistes américains que depuis 1940. Et ce n'est que plus récemment qu'ils l'on portée à une plus grande sophistication, comme le prouvent les œuvres acquises par les Bresler, lesquels ont beaucoup stimulé l'innovation créatrice dans ce domaine. »

Croix de bois, croix de fer pour les Bresler
Ainsi est née une pure esthétique du bois tournée, enrichie d'une multitude de manières de faire fonctionner le tour, incluant notamment plusieurs axes, incorporant des matériaux secondaires et accentuant davantage l'élément sculpture. Autant d'expressions inédites (présentes dans les objets exposés à la Renwick Gallery), qui ont redynamisé ce style et accru sa popularité. Aujourd'hui, on ne dit plus « bois tourné » mais « bois d'art ». Et, petit à petit, on a fait abstraction du facteur fonctionnel au profit du conceptuel. Sans parler des artistes qui vont à la recherche des possibilités et des visions que le matériau à l'état brut leur offre : angles divers et figurations complexes déjà formés par la nature.
À noter que Fleur Bresler (aujourd'hui 88 ans) a intensément œuvré au sein du comité du Centre du bois tourné, autant pour l'épanouissement des jeunes talents et l'établissement de leur carrière que pour l'initiation au plaisir et au savoir de constituer des collections. Elle avait commencé par rassembler elle-même les plus beaux spécimens de quilts qu'elle a offerts au musée des Textiles de Washington. Quant à ses bois, que l'on peut admirer actuellement à la Renwick Gallery (à laquelle elle en a fait également don), elle leur avait consacré 25 années de recherches, créant par la même occasion de solides liens avec leurs auteurs, tous de grande renommée. De veines différentes, ils donnent à voir un retournement total du bois tourné, sa libération absolue, sa beauté originelle sublimée et exaltée et sa modalité tournée vers l'avenir
Croix de bois, croix de fer, les auteurs de la collection Bresler n'iront sûrement pas en enfer.
Une coupe ambrée, un vase en fine porcelaine, des formes en verre découpé, au total soixante objets d'une infinie délicatesse constituent une exposition organisée par la Renwick Gallery et intitulée « La révolution du bois : la collection Bresler ». Ainsi, ce matériau sort de ses gonds, de sa solidité et de sa réputation massive pour revêtir les atours des substances les plus fragiles. Ces œuvres, exécutées entre 1880 et 1890, disent l'engouement contemporain pour l'art de travailler en finesse le bois de même qu'elles en illustrent le développement au cours des dernières décennies. Les Bresler, Charles et son épouse Fleur, y sont pour beaucoup dans le lancement de cette...
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