"Le concept stratégique adopté hier (vendredi) est conforme à nos attentes, nous en sommes très contents", a-t-il dit dans la capitale portugaise à des journalistes turcs qui l'interrogaient sur le fait de savoir si la Turquie avait obtenu satisfaction concernant ses demandes au sujet du projet antimissile.
Ses propos ont été retransmis par les chaînes de télévision turques.
Les dirigeants de l'OTAN se sont mis d'accord sur la nécessité d'un bouclier antimissile en adoptant un "concept stratégique" qui décrit tout l'éventail des menaces pesant sur leur sécurité et les réponses modernes à leur apporter.
Ce document, qui remplace un précédent remontant à 1999, a été approuvé au premier des deux jours de ce sommet.
Le "concept stratégique" ne mentionne ni les pays comme l'Iran, ni les régions comme le Moyen-Orient, censés constituer une menace de prolifération balistique et nucléaire susceptible de justifier l'installation de ce bouclier.
La Turquie a obtenu gain de cause à ce sujet car elle réclamait qu'aucun pays ne soit spécifiquement désigné, et surtout pas l'Iran, pays musulman et voisin, ni la Russie. Ankara a d'importantes relations commerciales et politiques avec ces deux Etats
De source diplomatique turque, on précise que les négociations entre la Turquie et l'Alliance atlantique ont aussi abouti de manière positive sur une autre demande d'Ankara qui était que le projet de bouclier couvre tout le territoire des pays européens de l'OTAN et leurs populations, de même que les Etats-Unis.


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