"Des bombes ont explosé dans la soirée contre trois maisons appartenant à des chrétiens à Mansour (un quartier situé dans l'ouest de Bagdad) sans faire de victime", a affirmé ce responsable.
Ces attentats surviennent dix jours après le carnage revendiqué par Al-Qaïda dans la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du Perpétuel secours, dans le centre de Bagdad.
Au total, 46 civils, dont deux prêtres, et sept membres des forces de sécurité avaient péri dans cette attaque, l'une des plus violentes contre la communauté chrétienne d'Irak.
Le 3 novembre, la branche irakienne d'Al-Qaïda avait annoncé que d'autres attaques viseraient les chrétiens.
"Les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidine", avait indiqué cette organisation, après l'expiration de son ultimatum à l'église copte d'Egypte pour libérer deux chrétiennes présentées comme "emprisonnées dans des monastères" pour s'être converties à l'islam.
Cible récurrente d'attaques, la communauté chrétienne de Bagdad, qui comptait 450.000 fidèles en 2003, avant la chute de l'ex-président Saddam Hussein, n'en dénombre plus que 150.000, en raison d'un exode massif vers les pays voisins, l'Europe, l'Amérique du nord et l'Australie.
Le 12 octobre, à l'occasion du synode sur le Moyen-Orient au Vatican, l'archevêque de Kirkouk s'était inquiété de l'"exode mortel" des chrétiens d'Irak, affirmant que ceux-ci veulent "vivre en paix et en liberté au lieu de survivre".


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir