La réunion du Conseil de sécurité était "l'expression de notre inquiétude commune après l'attaque sur l'équipe d'enquêteurs", a dit l'ambassadeur français Gérard Araud./
Le 27 octobre, des enquêteurs du TSL se sont vu empêcher l'accès à des dossiers dans une clinique de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, après une altercation avec des femmes.
La réunion était "l'expression de notre inquiétude commune après l'attaque sur l'équipe d'enquêteurs", a dit M. Araud. "Nous voulions avoir l'opportunité de réaffirmer notre soutien à l'action du tribunal", a-t-il dit.
"Nous avons tous exprimé notre souhait que le tribunal soit en mesure de continuer son travail d'une façon sereine, indépendante et efficace", a-t-il insisté.
Un bras de fer oppose le camp du Premier ministre Saad Hariri, qui soutient le TSL, à celui du Hezbollah, qui accuse le TSL d'être "politisé" et d'avoir fondé son enquête sur de faux témoignages.
Fin octobre, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait exhorté les Libanais à boycotter le TSL, affirmant que toute coopération avec les enquêteurs serait une "agression" contre le mouvement chiite.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a entamé vendredi des entretiens au Liban pour tenter d'apaiser les fortes tensions liées à l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri.

