Une centaine d'étudiants ont crié "mort à l'Amérique" et "mort à la Grande-Bretagne" pour protester contre les déclarations de Sir John Sawers, a rapporté l'agence officielle Irna.
Les médias iraniens ont violemment dénoncé ces derniers jours les propos de M. Sawers.
Le chef du MI6 avait affirmé le 28 octobre qu'il était nécessaire de mener des "opérations conjointes de services de renseignements pour faire en sorte que ce soit plus difficile pour des pays comme l'Iran de développer l'arme nucléaire", ajoutant que "la diplomatie conventionnelle" n'était pas suffisante.
"Plus les efforts internationaux retarderont l'acquisition par l'Iran de la technologie de l'arme nucléaire, plus on aura du temps pour trouver une solution politique", avait-il ajouté".
La découverte du site d'enrichissement de Qom, dans le nord-ouest de l'Iran, qui "est un succès pour les services de renseignements", a conduit "à l'intensification de la pression diplomatique sur l'Iran et à des sanctions plus sévères de la part de l'ONU et de l'Union européenne, qui commencent à faire mal", avait encore estimé le chef de l'espionnage britannique.
La révélation par l'Iran en septembre 2009 de l'existence du centre d'enrichissement d'uranium près de Qom avait renforcé les soupçons en Occident sur la véritable nature du programme nucléaire de l'Iran.
La question de l'enrichissement est au centre du bras de fer entre l'Iran et les puissances du groupe des Six (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine et Allemagne) qui redoutent que Téhéran n'utilise l'uranium à des fins militaires. L'Iran a toujours affirmé que son programme nucléaire était seulement à but civil.
L'uranium enrichi sert à produire du combustible pour des réacteurs civils mais entre également, à un niveau d'environ 90%, dans la fabrication de la bombe nucléaire.

