Youssou Ndour, le célèbre chanteur griot, dispensera un concert le 28 octobre à la Salle Pleyel (Paris)./
Cherif Mbaw, dont les aigus sont souvent comparés à ceux de son illustre aîné Youssou Ndour, poursuit sur son troisième album, "Sing For Me" (World Village/Harmonia Mundi), son travail d'ouverture de la chanson sénégalaise à d'autres styles musicaux. Le chant wolof de ce chanteur également guitariste, dont Ben Harper est une source d'inspiration, prend de forts accents country blues, rock et soul, avec l'omniprésence d'une pedal steel guitar et d'un orgue.
Aux antipodes de cette chanson moderne, le cycle a été ouvert vendredi par les chants soufis a cappella des confréries tijane et mouride de ce pays à 95% musulman réputé pour sa tolérance religieuse.
"Sénégal, mythes et réalités" sera aussi l'occasion de revoir (dimanche après-midi) l'Ensemble de tambours sabar du maître-tambour Doudou Ndiaye Rose, une troupe haute en couleurs de quatorze percussionnistes. En l'absence de Doudou Ndiaye Rose, qui a dû rester à Dakar pour raisons de santé, l'ensemble sera dirigé par son fils Elhadji Moustapha Ndiaye.
Ce cycle sera clos par un concert de Youssou Ndour, célèbre chanteur griot, qui dispensera le 28 octobre à la Salle Pleyel son message panafricain et pacifiste sur fond d'un mbalax (style de musique emblématique du Sénégal contemporain) aux influences parfois pop et reggae.

