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Sport

Davies : un an après, le retour sans fin

Un an après son terrible accident de voiture, l'international américain Charlie Davies, revenu sous les projecteurs de l'actualité dans une histoire d'excès de vitesse, est contraint de repousser toujours plus loin son retour sur les terrains de la L1.
Ceinture attachée à l'arrière d'un véhicule broyé contre un pylône d'un pont, Davies était sorti, le 13 octobre, miraculeusement vivant de la collision fatale à l'une des passagères, Ashley J. Roberta, 22 ans. Mais son corps avait été meurtri : fractures du fémur et du tibia droits, éclatement du coude, perforation de la vessie, graves lésions faciales et hématome intracrânien.
Après des opérations et de fastidieux mois de rééducation, à Delaware (États-unis) tout d'abord, puis à Capbreton, Charlie Davies (17 sélections) s'était voulu optimiste, affichant un moral d'acier. « Je veux rejouer au plus vite et postuler pour la Coupe du monde en juin », avait-il clamé avec la force d'un survivant.
Si la volonté est une chose, la réalité, parfois, est différente. Et depuis le 3 octobre 2009, l'attaquant n'a toujours pas refoulé les pelouses de la Ligue 1. Certes, il s'entraîne à nouveau avec le groupe professionnel et suit un programme spécifique de reprise, mais il semble courir en vain après les sensations du haut niveau.
« Je pense qu'il stagne à 85 % de ses moyens. Il faut qu'il aille chercher les 15 % restants », estime Pierre Barrieu, le coach adjoint de la sélection des États-Unis. « Il reste le problème de la vitesse. C'était sa grosse qualité, et sa longue inactivité lui a fait perdre beaucoup », constatait il y a un mois encore Cédric Blomme, le préparateur physique du FC Sochaux.

Confiance au point mort
La polémique née d'un récent excès de vitesse a jeté de l'huile sur le feu. Le 2 octobre dernier, Davies et son coéquipier du FCSM Jacques Faty ont été « flashés » à 201 km/h (190 km/h retenus) sur l'A36 aux environs de Dole (Jura). Les forces de l'ordre ont identifié l'Américain comme le conducteur, ce qu'a démenti après coup Jacques Faty, qui s'est autodésigné comme le pilote fautif.
Malgré ses affirmations sur l'impossiblité pour Davies de rouler vite, le mal est fait. Selon la procureur de la République de Lons-le-Saunier Virginie Deneux, les deux joueurs, s'ils sont reconnus coupables de fausses déclarations, risquent six mois de prison et 7 500 € d'amende chacun pour outrage aux forces l'ordre.
La confiance, atout vital pour un attaquant, est également au point mort. Conscient de ses difficultés actuelles, Davies reste muet, que ce soit devant les micros ou devant les buts adverses, lors de ses apparitions avec l'équipe réserve en CFA (342 minutes jouées au total). Solidaire de son joueur, le club applique depuis aussi le silence radio.
Le président sochalien Alexandre Lacombe joue lui la montre à propos d'un « sujet à éviter », dit-on au club : « D'après les médecins, il faut attendre 18 mois pour en savoir plus. Actuellement, Charlie n'a pas le niveau de la L1, c'est certain, mais il continue de bien travailler », assure-t-il
Reste donc à Charlies Davies six mois pour redevenir le prometteur attaquant (8 matches, 2 buts) recruté en été 2009 pour remplacer Mevlut Erding. Mais en a-t-il les moyens ? Aujourd'hui, personne ne peut l'affirmer.
Un an après son terrible accident de voiture, l'international américain Charlie Davies, revenu sous les projecteurs de l'actualité dans une histoire d'excès de vitesse, est contraint de repousser toujours plus loin son retour sur les terrains de la L1.Ceinture attachée à l'arrière d'un véhicule broyé contre un pylône d'un pont, Davies était sorti, le 13 octobre, miraculeusement vivant de la collision fatale à l'une des passagères, Ashley J. Roberta, 22 ans. Mais son corps avait été meurtri : fractures du fémur et du tibia droits, éclatement du coude, perforation de la vessie, graves lésions faciales et hématome intracrânien.Après des opérations et de fastidieux mois de...
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