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Liban

Après le tollé, Chami revoit sa copie : Les émigrés voteront en 2013

Dans une démarche destinée à clarifier ses propos de dimanche soir concernant le vote des émigrés en 2013, le ministre des Affaires étrangères Ali Chami a déclaré hier que les émigrés libanais « pourront voter, une fois que les obstacles à cette opération seraient aplanis ».
Cédant à la pression d'une large partie de la classe politique, M. Chami avait déjà demandé le retrait du rapport du vote de l'ordre du jour du Conseil des ministres, assurant qu'il « encourageait fortement » la diaspora à voter en masse et que cela « maintiendrait vivaces les liens des émigrés » avec leur pays.
Le ministre Chami a encore ajouté que de nombreuses difficultés logistiques étaient à résoudre pour que le vote de 2013 soit possible.
En effet, le ministre a expliqué qu'une circulaire concernant la préparation du vote avait été envoyée aux ambassades libanaises, mais que les réponses aux directives restent à ce jour « incomplètes ». De plus, les dépenses que cette opération encourrait doivent être « prises en compte », ainsi que toute la logistique de communication et de déplacement des votants.
Cette affaire continue cependant de susciter des réactions plus ou moins vives au niveau local. Le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud a ainsi souligné que son ministère s'était « acquitté de sa tâche » en ce qui concerne la préparation du vote des émigrés de 2013. Il a souhaité que « toutes les parties s'impliquent et s'entraident afin de garantir le succès du vote », insistant sur le fait que le vote des émigrés est « un droit constitutionnel ».
Le député FL Antoine Zahra a, quant à lui, tenu des propos assez critiques envers le gouvernement, lui reprochant « ses atermoiements » dans ce dossier. Il a rappelé que dans sa déclaration ministérielle, le gouvernement « s'était engagé » à faire participer concrètement les émigrés au vote. Il s'est enfin étonné des propos de M. Chami qui avait qualifié d' « impossible » le vote de la diaspora, rappelant que cette même diaspora « aurait pu voter en 2009 si une décision politique avait été prise dans ce sens ». Atef Majdalani du Bloc du futur avait lui aussi évoqué la tournure politique que prenait le dossier du vote des émigrés.
D'une même voix, les députés Sethrida Geagea et Élie Kayrouz ont à leur tour rappelé que les devoirs du ministre des Affaires étrangères sont d'exécuter l'ensemble des lois libanaises et d'honorer la déclaration ministérielle. Les deux députés FL ont vu que certains délais légaux « avaient été dépassés », notamment en ce qui concerne l'envoi de circulaires aux diverses ambassades libanaises, estimant que le dernier rapport du ministère avait « déçu les attentes des Libanais ».
Le député Nehmetallah Abi Nasr crie au scandale et juge les propos de Chami concernant le manque d'enthousiasme des émigrés à aller voter « comme des paroles en l'air ».
La Rencontre pour l'avenir a pour sa part considéré que le rapport du ministre Chami, « fidèle aux parties qu'il représente », tente de « spolier » les droits des émigrés en « prétextant des difficultés logistiques ». Après sa réunion au Kesrouan, la Rencontre pour l'avenir a jugé que le 8 Mars espère « changer l'identité démographique et politique du Liban », appelant à résister contre ce plan.
Dans une démarche destinée à clarifier ses propos de dimanche soir concernant le vote des émigrés en 2013, le ministre des Affaires étrangères Ali Chami a déclaré hier que les émigrés libanais « pourront voter, une fois que les obstacles à cette opération seraient aplanis ».Cédant à la pression d'une large partie de la classe politique, M. Chami avait déjà demandé le retrait du rapport du vote de l'ordre du jour du Conseil des ministres, assurant qu'il « encourageait fortement » la diaspora à voter en masse et que cela « maintiendrait vivaces les liens des émigrés » avec leur pays.Le ministre Chami a encore ajouté que de...
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