Le ministre finlandais des Affaires étrangères Alexander Stubb, en visite en Jordanie, a également participé à l'entretien, a indiqué M. Erakat lors d'une conférence de presse conjointe avec MM. Kouchner et Moratinos.
La rencontre a permis a M. Abbas d'évoquer "les alternatives (à Oslo): la reconnaissance par les Etats-Unis d'un Etat palestinien et une demande de la Palestine au Conseil de Sécurité pour devenir membre de l'ONU, qui sera suivie d'un communiqué du Conseil de Sécurité invitant les Etats membres à reconnaître l'Etat palestinien dans les frontières de 1967", a affirmé M. Erakat.
"Nous déployons tous les efforts nécessaires avec l'Union européenne, les Etats-Unis, la Russie et nos frères arabes dans le but de pousser Israël à cesser totalement la colonisation afin de donner une chance aux négociations directes", a ajouté M. Erekat.
Le ministre français des Affaires étrangères a pour sa part estimé qu'entre Israël et les Palestiniens, "les différences de perceptions sont claires mais nous devons les surmonter". "Notre idée était de donner l'exemple de l'Europe. Nous avons surmonté des siècles de difficultés", a-t-il souligné.
La visite qu'il a effectué avec son homologue espagnol en Israël et dans les Territoires palestiniens "a eu pour but de se concentrer sur les difficultés quotidiennes afin de pouvoir aider et d'être assez ouverts pour jouer le rôle d'amis d'Israël et de la Palestine".
"Cela n'est pas facile de nos jours, pas facile du tout", a ajouté M. Kouchner qui s'exprimait en anglais.
Il a souligné que l'effort déployé n'est pas "seulement motivé par le (...) sommet de Barcelone" de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui a été repoussé dans l'attente d'avancées dans les pourparlers de paix israélo-palestiniens, mais par la volonté "de trouver de nouvelles options, un nouvel élan".

