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Culture - Peinture

L'environnement en danger inspire l'artiste chinois Zeng Fanzhi

Dans la Chine où la pollution et les menaces écologiques inquiètent chaque jour davantage, Zeng Fanzhi, l'un des artistes chinois les plus cotés sur la scène internationale, a fait de l'environnement sa nouvelle source d'inspiration.

La renommée de Zeng Fanzhi a aussi dépassé les frontières de la Chine, ses oeuvres étant montrées à Paris, Londres ou New York./

Une exposition lui est consacrée à Shanghai, en marge de l'Expo universelle, à l'heure où la Chine accueille à Tianjin une conférence de l'ONU préparatoire à celle de Cancun sur le réchauffement climatique.
On y voit ses toiles imposantes, longues de dix mètres, représentant des paysages en feu, balafrés de traits sombres, comme des branches ayant perdu leurs feuilles. Des scènes qui suscitent immédiatement une tension chez le spectateur.
"Le thème qui réunit ces travaux est la défense de l'environnement", explique le peintre devant ses oeuvres, présentées au Rockbund Art Museum (RAM), un bâtiment historique de Shanghai récemment rénové.
"J'ai 46 ans et, en grandissant, j'ai vécu les bouleversements radicaux en Chine", poursuit l'artiste, né en 1964 à Wuhan (centre), métropole tristement réputée pour la pollution de ses eaux et de son air.
Ces dernières années, des dizaines de tonnes de poissons morts, tués par des déchets industriels non traités, ont été ramassées dans les lacs aux alentours de cette mégapole.
Zeng Fanzhi dit espérer attirer l'attention sur les dégradations des écosystèmes, dans un pays devenu premier pollueur et premier consommateur d'énergie au monde.
"Son travail est très physique et très psychologique. De tous les peintres chinois, lui seul rassemble tous ces éléments", affirme Wu Hung, le conservateur de l'exposition.
Derrière les branches tordues des peintures apparaissent des loups, des hyènes et des singes. Des animaux "qui fixent le spectateur comme s'ils avaient un message à nous transmettre", ajoute M. Wu.
Zeng Fanzhi raconte avoir visité en Chine des réserves naturelles hébergeant des espèces menacées pour préparer son travail.
Au dernier étage du musée est exposée une reproduction en bois sculpté de deux défenses géantes d'éléphant, une oeuvre de Zeng censée rappeler la tragédie des espèces disparues.
Selon les spécialistes, le débat environnemental se résume souvent pour la population chinoise à la question de la propreté de l'eau et de la nourriture, en négligeant celle de l'équilibre des milieux naturels ou des changements climatiques.
Mais les artistes chinois permettent d'élargir les perspectives, assure Karen Smith, une critique d'art basée à Pékin.
Ai Weiwei, l'un des artistes chinois les plus opposés au régime, utilise des matériaux recyclés pour ses oeuvres. Et le peintre Liu Xiaodong a réalisé un tableau monumental représentant le barrage titanesque des Trois Gorges dans la province du Hubei (centre), un ouvrage très controversé sur le plan écologique.
Ces deux artistes ont de plus gagné une renommée internationale, à l'image des foires artistiques et de la Biennale de Shanghai. La capitale économique chinoise a ces dernières années gagné ses galons dans le domaine de l'art contemporain et se rêve désormais en métropole culturelle internationale.
La renommée de Zeng Fanzhi a aussi dépassé les frontières de la Chine, ses oeuvres étant montrées à Paris, Londres ou New York.
En mai 2008, un de ses tableaux faisant référence à la Révolution culturelle avait été vendu par la maison Christie's 9,7 millions de dollars lors d'enchères à Hong Kong, établissant un record pour l'art contemporain chinois.
Et un petit paysage en feu de Zeng Fanzhi est parti pour 60 000 dollars (43.700 euros) en avril dernier à New York, lors d'enchères caritatives également organisées par Christie's.
L'exposition "2010 Zeng Fanzhi" s'achèvera le 12 octobre.
Une exposition lui est consacrée à Shanghai, en marge de l'Expo universelle, à l'heure où la Chine accueille à Tianjin une conférence de l'ONU préparatoire à celle de Cancun sur le réchauffement climatique.On y voit ses toiles imposantes, longues de dix mètres, représentant des paysages en feu, balafrés de traits sombres, comme des branches ayant perdu leurs feuilles. Des scènes qui suscitent immédiatement une tension chez le spectateur."Le thème qui réunit ces travaux est la défense de l'environnement", explique le peintre devant ses oeuvres, présentées au Rockbund Art Museum (RAM), un bâtiment historique de Shanghai récemment rénové."J'ai 46 ans et, en grandissant, j'ai...
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