Les trois principaux acteurs du GP de Malaisie (de g. à d.) : Valentino Rossi, Casey Stoner et Jorge Lorenzo.
Stoner est en train de finir en boulet de canon son séjour chez Ducati, avant de passer son guidon à Valentino Rossi. Il a déjà gagné quatre fois à Sepang, dont deux fois en MotoGP, une fois en 250 cc et une fois en 125 cc. C'est l'un de ses circuits préférés, comme pour Rossi (5 victoires en 500 cc ou en MotoGP).
« Nous nous sommes investis à 120 % toute la saison, mais ça fait juste deux courses qu'on en touche les dividendes », a dit l'Australien, capable de donner une nouvelle fois, comme Rossi à Motegi (3e juste devant Lorenzo), du fil à retordre au leader espagnol.
Sauf que le jeune Majorquin n'a besoin que de six points dimanche (une 10e place, au pire), en l'absence de Dani Pedrosa (Honda), pour boucler son tout premier titre en MotoGP. Honda a confirmé hier que Pedrosa, opéré de la clavicule gauche samedi à Barcelone, suite à son accident de Motegi, ne serait pas de la fête à Sepang.
« Ce week-end est très important, a résumé Lorenzo, 23 ans. Je vais essayer de devenir champion du monde de MotoGP. Le plus important, c'est de gagner le titre, mais bien sûr que je veux aussi gagner la course. » Il a déjà été sacré champion du monde à Sepang, en 2007, dans la catégorie 250.
Rossi finira la saison
Histoire de le mettre dans des conditions idéales, Yamaha a confirmé la semaine dernière, sans surprise, que le contrat de Lorenzo était prolongé de deux ans (2011, 2012). Sachant qu'il sera rejoint l'an prochain par le discret Américain Ben Spies, et débarrassé de la concurrence très envahissante du monstre Rossi, on peut comprendre l'euphorie actuelle de Lorenzo.
Rossi, justement, a mis un terme provisoire aux spéculations médiatiques en annonçant, à la veille de ce GP de Malaisie, qu'il avait bien l'intention de finir cette saison 2010 en disputant les trois dernières manches, à Phillip Island (Australie), Estoril (Portugal) et Valence (Espagne).
« J'irai sûrement en Australie et, si je n'ai pas mal (à l'épaule), je finirai la saison », a dit Rossi, 31 ans, blessé à l'épaule en avril en faisant du motocross, puis jambe cassée début juin pendant les essais du Mugello. Sa bagarre acharnée contre Lorenzo pour le podium de Motegi, jusqu'au dernier tour, lui a redonné le moral.
Le multiple champion italien veut aussi faire mieux que sa 5e place actuelle au championnat, à trois points de l'Italien Andrea Dovizioso, 2e à Motegi, qui sera le seul représentant de l'équipe officielle Honda à Sepang, en l'absence de remplaçant pour Pedrosa.
Comme Lorenzo, un autre Espagnol, Toni Elias, visera un titre mondial, dans la catégorie Moto2. Il est arrivé en Malaisie avec un avantage encore plus conséquent : 81 points d'avance sur son compatriote Julian Simon. En revanche, en 125, les écarts sont trop faibles pour qu'une couronne soit attribuée dimanche à l'un des trois prétendants... espagnols.


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