Le chef en exil du Hamas, Khaled Meshaal (à droite) et l'homme fort du Fateh, Azzam al-Ahmed, le 24 septembre à Damas./
Selon lui, elle portera sur la "formation d'un comité conjoint chargé de la sécurité", l'une des étapes prévues dans le processus de réconciliation.
À Damas, un membre du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, interrogé par l'AFP, a confirmé la tenue de cette rencontre.
Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, et le parti Fateh du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas appuyé par l'Occident, s'étaient rencontrés le 23 septembre à Damas, où est basée la direction en exil du Hamas.
Ils sont à couteaux tirés depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas en juin 2007, après en avoir chassé les forces loyales à M. Abbas. L'Autorité palestinienne a son siège à Ramallah en Cisjordanie occupée.
Le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, basé à Damas, avait estimé que des avancées "sérieuses" avaient été réalisées lors des discussions.
L'Égypte effectue depuis un an une médiation entre les deux groupes. Un accord a été signé en octobre 2009 par le Fateh mais le Hamas s'est refusé jusqu'ici à l'endosser en raison de profondes divergences.
En Cisjordanie, une cour militaire de l'Autorité palestinienne a condamné dimanche à 20 ans de prison un activiste du Hamas pour son implication dans des combats en 2009 à Qalqiliya (Cisjordanie), dans lesquels trois membres de la sécurité et deux combattants du Hamas ont péri, selon une source judiciaire.
Un responsable du Hamas en Cisjordanie a affirmé que ce verdict risquait de porter atteinte aux efforts de réconciliation. "Il est très triste de voir des Palestiniens condamner à une peine aussi sévère l'un des leurs devant des tribunaux militaires", a déclaré Omar Abdelrazaq.
Il a relevé que ce verdict intervenait "au moment où les efforts de réconciliation avancent" estimant qu'"il y a des Palestiniens qui ne veulent pas que cette réconciliation se matérialise".
La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a accusé l'Autorité palestinienne de "trahison nationale" et de chercher à "protéger la sécurité de l'ennemi sioniste". "Nous nous arrogeons le droit de riposter à ce genre de décisions", a dit leur porte-parole Abou Obeida, sur le site du Hamas.

