Ali Akbar Salehi a précisé qu'"une petite fuite avait été observée dans un réservoir à proximité du réacteur et (qu'elle) avait été maîtrisée".
"C'est cette fuite qui a conduit à un retard de quelques jours. La fuite a été réparée et le coeur du réacteur fonctionne normalement", a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse IRNA.
La semaine dernière, des responsables iraniens ont annoncé que plusieurs ordinateurs de la centrale de Bouchehr avaient été infectés par le mystérieux virus informatique Stuxnet mais que cette attaque n'avait pas eu d'incidence sur les systèmes centraux.
Ces déclarations ont cependant conduit des experts en sécurité informatique à suggérer que la propagation de ce virus pouvait relever d'un acte de "guerre technologique" et qu'elle visait à retarder le programme nucléaire iranien. Les Etats-Unis et Israël ont été particulièrement pointés du doigt.
La centrale nucléaire de Bouchehr, de fabrication russe, est le premier réacteur de production d'électricité nucléaire de l'histoire iranienne. Le chargement des barres de combustibles a débuté en août.
A l'époque, les responsables iraniens avançaient un délai de deux à trois mois avant que la centrale ne produise ses premiers mégawatts. Salehi a évoqué une date un peu plus lointaine, parlant de 2011.
La centrale doit produire à terme 1.000 mégawatts d'électricité par an, soit 2,5% de la consommation iranienne. (Robin Pomeroy; Henri-Pierre André pour le service français)

