"Il y a beaucoup de doutes et d'obstacles sur le chemin de la paix. Tout le monde le comprend", a dit M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau, lors de la rencontre avec M. Mitchell, arrivé mardi soir pour tenter de sauver les pourparlers.
"Mon gouvernement et moi-même sommes déterminés à parvenir à un accord de paix qui garantisse la sécurité et les intérêts vitaux d'Israël", a-t-il ajouté.
"J'espère que les discussions positives qui ont commencé avec le président Abou Mazen (Mahmoud Abbas, NDLR) continueront pour tenter d'atteindre ce but", a poursuivi le Premier ministre israélien qui a reçu M. Mitchell dans sa résidence secondaire de Césarée (nord d'Israël).
M. Abbas, qui doit recevoir l'émissaire américain jeudi à Ramallah (Cisjordanie) à 12H00 (10H00 GMT), a affirmé mardi qu'Israël porterait la responsabilité d'un arrêt des négociations, entamées le 2 septembre, à cause de la reprise de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie.
Par ailleurs, la Haute représentante de l'Union européenne aux Affaires étrangères Catherine Ashton a annoncé son départ pour le Proche-Orient afin d'y rencontrer jeudi et vendredi MM. Netanyahu, Abbas et Mitchell.
Dans un communiqué, elle a précisé qu'elle entendait "réitérer son appel aux deux parties à agir de façon responsable et à choisir la voie de la paix".
Cette visite intervient au moment où l'absence de l'UE des pourparlers lancés à Washington suscite des récriminations de plus en plus fortes parmi les responsables européens.
"Nous ne voulons pas seulement être des spectateurs qui voient le temps passer", a ainsi déclaré lundi le président français Nicolas Sarkozy au cours d'une conférence de presse conjointe avec M. Abbas à Paris.
La construction a recommencé dans des colonies lundi après l'expiration d'un moratoire de dix mois, qu'Israël a décidé de ne pas prolonger malgré d'intenses pressions internationales, et les mises en garde de M. Abbas affirmant qu'il ne continuerait pas à négocier sans poursuite de ce moratoire.
Mais il a indiqué lundi qu'il annoncerait sa décision sur l'avenir des pourparlers de paix après une réunion de la Ligue arabe le 4 octobre.


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