"L'assaut militaire équivaut à une série de graves violations des droits de l'homme. Israël devrait faire ses excuses", a affirmé l'ambassadeur turc auprès de l'ONU à Genève, après la présentation du rapport de la mission d'enquête du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur ce sujet.
Il a également qualifié l'opération militaire de "cruelle".
De son côté, un représentant de l'Autorité palestinienne a estimé qu'"Israël doit demander pardon à tout ceux qui ont souffert" lors de l'abordage.
Le 31 mai 2010, à l'aube, des commandos israéliens avaient donné l'assaut au convoi de six navires se dirigeant vers Gaza, tuant neuf passagers turcs et soulevant une vague de réprobations internationales.
Le Conseil des droits de l'Homme avait voté le 2 juin une résolution approuvant la mise en place d'une mission internationale indépendante destinée à examiner "les graves attaques menées par les forces israéliennes contre le convoi humanitaire de bateaux".
Dans leurs conclusions, publiées le 22 septembre, les experts ont estimé que des "preuves" existent pour "appuyer des poursuites" contre Israël.
"Deux personnes décédées utilisaient une caméra lorsqu'elles ont été abattues. Elles ont été tuées d'une balle entre les deux yeux lorsqu'elles filmaient", a expliqué un des experts, Karl Hudson-Phillips (Trinité-et-Tobago), juge à la Cour pénale internationale de 2003 à 2007.
S'exprimant devant les 47 membres du Conseil des droits de l'homme, Israël, qui a refusé de coopérer à l'enquête, a estimé que les conclusions de la mission étaient "partiales".
La mission du Conseil s'inscrit en parallèle à celle du panel formé par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, également chargé d'enquêter sur le raid meurtrier, et à laquelle Israël a accepté de coopérer.
L'Organisation de la conférence islamique (OIC) a déposé lundi une résolution auprès du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU lui demandant d'approuver les conclusions du rapport des experts.

