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Le Pakistan, président du Conseil des gouverneurs de l'AIEA

Le Pakistan est devenu lundi le nouveau président du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur proposition d'un groupe de pays du Proche-Orient et d'Asie du Sud.
Des diplomates occidentaux ont laissé entendre qu'ils ne trouvaient pas ce choix idéal parce que, à l'instar de l'Inde, de la Corée du Nord et d'Israël, le Pakistan n'a pas adhéré au traité de non-prolifération nucléaire (TNP), au coeur des activités de l'AIEA, instance onusienne.
En outre, l'Iran et la Corée du Nord, considérés par les Occidentaux comme d'importants facteurs de risques de prolifération nucléaire, auraient bénéficié d'un réseau de transfert de technologie nucléaire dirigé par le scientifique pakistanais Abdul Qadeer Khan, "père" de la bombe atomique pakistanaise.
Les puissances occidentales ne se sont néanmoins pas opposées au choix du groupe Proche-Orient et Asie du Sud lors d'une réunion, lundi, du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, qui a avalisé ce choix par acclamation, a rapporté un diplomate présent lors de la séance à huis clos.
La présidence tournante de l'AIEA s'exerce pendant un an et consiste à présider les débats du conseil des gouverneurs, qui regroupe 35 pays, et à contribuer à la prise de décisions par consensus.
Elle ne donne cependant pas de pouvoir particulier de peser sur la politique nucléaire des Nations unies.
Chaque région à tour de rôle propose un candidat. La présidence est actuellement assurée par la Malaisie.
Abdul Qadeer Khan a avoué en 2004 à la télévision avoir vendu des secrets nucléaires à l'Iran, la Corée du Nord et la Libye. Les autorités pakistanaises ont rejeté tout lien avec le réseau de transfert de technologie de Khan, mais elles n'ont jamais permis à des enquêteurs étrangers de l'interroger.
Certains politologues affirment que l'arsenal nucléaire du Pakistan pose problème en raison de risques que font peser les taliban et Al Qaïda sur la sécurité intérieure.
Selon l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm, le Pakistan disposerait d'une soixantaine d'ogives nucléaires et l'Inde, sa grande rivale, entre 60 et 70. Les deux pays ont procédé à des essais nucléaires en 1998.
Le Pakistan refuse l'ouverture de discussions sur un traité d'interdiction de matières fissiles servant à la fabrication d'armes nucléaires en faisant valoir que cela le placerait de manière permanente en position de désavantage par rapport à l'Inde.
Ce différend a entraîné la Conférence de Genève sur le désarmement dans une impasse.
Le Pakistan est devenu lundi le nouveau président du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur proposition d'un groupe de pays du Proche-Orient et d'Asie du Sud.Des diplomates occidentaux ont laissé entendre qu'ils ne trouvaient pas ce choix idéal parce que, à l'instar de l'Inde, de la Corée du Nord et d'Israël, le Pakistan n'a pas adhéré au traité de non-prolifération nucléaire (TNP), au coeur des activités de l'AIEA, instance onusienne.En outre, l'Iran et la Corée du Nord, considérés par les Occidentaux comme d'importants facteurs de risques de prolifération nucléaire, auraient bénéficié d'un réseau de transfert de technologie...