"La porte est ouverte pour des pourparlers et des négociations dans la justice et le respect", a assuré le dirigeant, dont le pays est visé par des sanctions internationales imposées par les grandes puissances.
Celles-ci soupçonnent l'Iran, qui le dément, de chercher à se doter de la bombe nucléaire sous couvert de programme civil.
M. Ahmadinejad a invité Catherine Ashton, la diplomate en chef de l'Union européenne, à prendre contact avec l'Iran afin de "fixer une date" pour les pourparlers.
"D'après le plan provisoire, le représentant de l'Iran rencontrera un membre du groupe des Six en octobre pour décider du cadre des entretiens", a-t-il précisé.
Les Six (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) avaient dit mercredi souhaiter trouver "rapidement une solution négociée complète et de long terme" avec Téhéran.
Les derniers propos de M. Ahmadinejad, tenus lors d'une conférence de presse en marge de l'assemblée générale de l'ONU, concluent une semaine qui a vu s'inverser une tendance remontant au précédent sommet de l'ONU, il y a un an.
Le président américain, Barack Obama, épaulé de son homologue français Nicolas Sarkozy et du Premier ministre britannique d'alors Gordon Brown, avait dénoncé à l'époque l'existence d'une seconde installation iranienne d'enrichissement nucléaire, un site en contravention avec les règles de transparence de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Une offre d'échange d'uranium avait ensuite été présentée à l'Iran par les grandes puissances, lors d'une réunion en octobre à Genève. L'échec de cette proposition avait conduit les Etats-Unis, fermement soutenus par les Européens, à déployer d'intenses efforts diplomatiques. Ceux-ci ont abouti en juin aux sanctions économiques les plus sévères jamais infligées par l'ONU à l'Iran.
Téhéran affirme depuis, que ces mesures n'affaiblissent en rien sa volonté de poursuivre son programme "pacifique".
L'efficacité des sanctions n'est "pas garantie", a admis vendredi M. Obama, tout en estimant qu'elles "augmentaient le coût" pour Téhéran de son refus de faire la transparence sur son programme nucléaire.
La reprise programmée du dialogue nucléaire n'a pas empêché M. Ahmadinejad, comme il en a l'habitude, d'utiliser la tribune de l'ONU jeudi pour provoquer l'indignation de l'Occident.
Cette fois, il a choisi de présenter comme crédible l'idée selon laquelle un "complot" américain serait responsable des attentats du 11 septembre 2001, provoquant le départ immédiat de la salle des délégations des Etats-Unis et de l'Union européenne.
Barack Obama a qualifié vendredi ces déclarations de "choquantes", "haineuses" et "inexcusables".
Persiste et signe: dans sa conférence de presse, Mahmoud Ahmadinejad a de nouveau invité l'ONU à enquêter sur "les vraies raisons" des attentats, qui ont fait près de 3.000 morts.

