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La Syrie et l'Arabie saoudite tentent d'apaiser les tensions au Liban

La Syrie et l'Arabie saoudite ont lancé une opération apaisement au Liban, où le ton est monté récemment entre le camp du Premier ministre soutenu par Ryad et le Hezbollah appuyé par Damas, au sujet du tribunal chargé d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri.
"L'Arabie saoudite et la Syrie ont rappelé à toutes les forces politiques libanaises qu'elles se voient toujours comme les garants de la stabilité" du pays, a déclaré jeudi à des journalistes le ministre libanais de l'Information, Tarek Mitri.
"Elles les ont fortement encouragées à mettre un terme à leur rhétorique provocatrice et à se calmer", a-t-il ajouté.
Le président syrien Bachar al-Assad a contacté le Premier ministre libanais Saad Hariri, tard mercredi, pour s'entretenir de la situation politique du pays, ont indiqué les services de ce dernier.
De son côté, l'ambassadeur d'Arabie saoudite au Liban a rencontré le même soir une délégation du Hezbollah, a indiqué le mouvement chiite.
Depuis plusieurs jours, la scène politique libanaise vit au rythme d'une guerre des mots.
Le camp de Saad Hariri reproche au Hezbollah de vouloir "faire tomber" le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d'enquêter sur l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad.
Le Hezbollah dénonce de son côté un tribunal "politisé" et "à la solde d'Israël" et accuse des proches du Premier ministre d'avoir favorisé de faux témoignages pour impliquer la Syrie dans l'assassinat de Rafic Hariri.
En juillet, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait dit s'attendre à ce que le TSL accuse des membres du parti chiite d'être impliqués dans le meurtre de Hariri.
L'éventualité d'une mise en accusation du Hezbollah par le TSL fait craindre un renouvellement des violences de mai 2008 qui avaient opposé des partisans du mouvement chiite à ceux du sunnite Saad Hariri, rappelant les années de guerre civile (1975-90).
La tension était montée d'un nouveau cran samedi, après que des membres armés du Hezbollah eurent accueilli à l'aéroport un ex-général, Jamil Sayyed, poursuivi par la justice. La majorité parlementaire avait alors accusé le parti chiite de faire fi de l'Etat libanais.
Sous couvert de l'anonymat, un représentant du gouvernement libanais a indiqué jeudi que la médiation engagée par l'Arabie saoudite et la Syrie semblait avoir apaisé les esprits, même s'il n'était pas certain que ce calme dure jusqu'à ce que le TSL prononce sa mise en accusation, à une date encore non déterminée.
"Il est encore prématuré de savoir si l'entente syro-saoudienne pourra maintenir le calme après la mise en accusation", a-t-il dit.
Mardi soir, le gouvernement d'union au Liban avait "insisté sur la nécessité de mettre fin à la guerre médiatique, de préserver les institutions" et "de recourir au dialogue".
Jeudi, dans un entretien publié par le quotidien koweïtien Al-Raï, le numéro deux du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a indiqué que son mouvement n'avait pas dit son "dernier mot" concernant le tribunal, dont il s'attend à ce qu'il prononce "une mise en accusation injuste".
"Nous sommes dans une période de test. A la lumière de la médiation de l'Arabie saoudite, nous prendrons une position précise sur le tribunal", a-t-il déclaré.
La Syrie et l'Arabie saoudite ont lancé une opération apaisement au Liban, où le ton est monté récemment entre le camp du Premier ministre soutenu par Ryad et le Hezbollah appuyé par Damas, au sujet du tribunal chargé d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri."L'Arabie saoudite et la Syrie ont rappelé à toutes les forces politiques libanaises qu'elles se voient toujours comme les garants de la stabilité" du pays, a déclaré jeudi à des journalistes le ministre libanais de l'Information, Tarek Mitri."Elles les ont fortement encouragées à mettre un terme à leur rhétorique provocatrice et à se calmer", a-t-il ajouté.Le président syrien Bachar al-Assad a contacté le Premier ministre...