La reprise de l’entraînement des joueurs de l’Olympique lyonnais hier matin, sous la supervision de Claude Puel. Robert Pratta/Reuters
Le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, a annoncé lundi qu'il se prononcerait à la mi-octobre sur le maintien ou non de Claude Puel à son poste, à la suite du début de saison laborieux des septuples champions de France.
Après le revers bordelais, Lyon occupe une peu glorieuse 17e place en Ligue 1, avec cinq points en six rencontres, et Jean-Michel Aulas a estimé que son entraîneur était, sinon menacé, du moins « menaçable ». Il a indiqué qu'il ferait le point le 23 octobre, au soir du match contre Arles-Avignon, lorsque l'équipe aura joué dix matches de championnat et trois matches de Ligue des champions.
Hier, au centre d'entraînement de Tola-Vologe, les joueurs ont eu droit en préambule à une séance vidéo avec Claude Puel, qui a duré trois quarts d'heure, avant de rejoindre le terrain.
Puel à l'écart
Pas de sourire, des bonjours furtifs, voire pas de bonjour du tout pour certains membres du staff, d'humeur plutôt badine le reste de l'année. L'entraîneur, lui, s'en tient aux salutations polies et reste coi.
À cinq jours du derby contre Saint-Étienne, les rôles sont inversés : pour la première fois depuis près de 29 ans, les Verts se présenteront à Gerland en leaders de la Ligue 1, alors que les Gones sont plongés dans le doute, une situation inhabituelle pour eux.
Certains supporters ont réclamé le départ de Puel, mais en cette matinée ensoleillée, ils sont peu nombreux sur place, une vingtaine tout au plus.
Claude Puel, qui a l'habitude de se mêler à ses joueurs dans cette partie du début de semaine plutôt physique, reste cette fois à l'écart, appuyé le long de la main courante et observant les exercices. À l'issue de la séance, le défenseur Pape Diakhaté est envoyé seul sur le front médiatique pour un discours aussi convenu que préparé.« Il y avait une très bonne ambiance (à la séance vidéo). C'est normal que les visages soient fermés. On ne sort pas d'une défaite en éclatant de rire en allant sur un terrain d'entraînement », dit-il, en insistant sur la sérénité du groupe.


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