Sans le Liban, il n'y aura pas de paix globale dans la région, a assuré Mitchell. /
"Sans le Liban, il n'y aura pas de paix globale dans la région", a-t-il dit.
Les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, gelées depuis l'offensive israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008, ont repris le 2 septembre à Washington. Une séance de discussions s'est tenue mardi en Égypte en présence de la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
M. Mitchell a indiqué à ce sujet que "le but de sa visite était de tenir au courant le président libanais et les autres responsables" de ces pourparlers.
L'objectif, selon lui, était également de s'entretenir "avec les dirigeants libanais et les responsables de l'ONU de la question du maintien de la paix et de la pleine application de la résolution 1701".
La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la guerre dévastatrice qui a opposé en 2006 Israël au Hezbollah, et renforcé la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), chargée de superviser le cessez-le-feu.
Le Liban et Israël sont techniquement en guerre. Les deux pays n'ont jamais entamé de négociations directes, mais lors de la Conférence de paix de Madrid en 1991, ils avaient mené des négociations indirectes.
En 1993 et 1994, des négociations au niveau de hauts fonctionnaires avaient également été menées sous la houlette des États-Unis et de la Russie.
Jeudi, lors d'une visite en Syrie, M. Mitchell avait affirmé que l'objectif américain était une "paix globale" dans la région, "incluant la paix entre Israël et la Syrie".
En mai 2008, la Syrie a engagé avec Israël des négociations indirectes via la Turquie, mais celles-ci ont été rompues fin 2008 après le déclenchement de l'offensive israélienne à Gaza.

