Cette circulaire datée du 5 août, rendue publique début septembre par des médias, est à l'origine des nouvelles tensions survenues cette semaine entre le gouvernement français et la commissaire européenne à la Justice Viviane Reding.
Ce texte, modifié depuis lors, enjoignait aux préfets des régions de France d'appliquer les mesures de démantèlement en visant "en priorité" les Roms.
Les deux ONG, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti), ont décidé "de demander au procureur général près la Cour de cassation d'entamer la procédure de jugement de Brice Hortefeux (...) par la Cour de justice de la République (CJR) pour attentat aux libertés et discrimination raciale", selon un communiqué conjoint.
La CJR est la juridiction habilitée à juger des crimes et délits commis par les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.
La LDH et le Gisti ont aussi décidé de "porter plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris", a précisé à l'AFP Stéphane Maugendre, président du Gisti.
Une plainte pour les mêmes faits vise le "directeur de cabinet (du ministre) et signataire matériel de la circulaire raciste du 5 août", selon les deux ONG. Mais le texte semble être "une oeuvre collective", a précisé M. Maugendre.
Une autre association française, le Conseil représentatif des associations noires (Cran), a déjà annoncé mercredi une plainte au pénal contre le ministère de l'Intérieur.

