"Je sais qu'on va s'intéresser aux sources de financement du projet, et nous allons donc clairement dévoiler tous nos partenaires financiers", a indiqué Feisal Abdul Rauf dans une tribune publiée mercredi par le New York Times.
Il a insisté sur le fait que le projet, chiffré à 100 millions de dollars, était toujours en cours de développement, et qu'il était conscient des défis qu'il devrait surmonter pour construire la "Cordoba House".
"Nous avons tous été impressionnés par la façon dont ce projet de centre communautaire est devenu une question brûlante et chargée en émotion", a-t-il dit. "Ce niveau de préoccupation reflète à quel point les gens tiennent aux valeurs américaines en jeu: la reconnaissance des droits de l'autre, la tolérance et la liberté de culte".
Rauf a tenté de tempérer les protestations suscitées par ce centre culturel islamique, assurant que son projet n'avait pas pour but de fouler la mémoire des victimes du 11 septembre.
"Je suis très sensible aux sentiments des familles des victimes", a-t-il dit avant d'ajouter que son objectif "avait toujours été de faire de ce centre un lieu d'unité et de guérison".
Rauf, imam installé à New York depuis de longues années, a rappelé qu'il avait reçu le soutien de presonnalités importantes, notamment de la part du président Barack Obama et du maire de New York, Michael Bloomberg.
"C'était impressionnant: un président chrétien et un maire juif défendant le droit des musulmans", a expliqué l'imam.
Un sondage effectué fin août avait révélé que 71% des habitants de New York étaient contre cette initiative, approuvée en mai dernier par le conseil municipal de New york.

