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Culture - Projection

Parvez Sharma, l’amour et pas la guerre

 « A Jihad for Love » de Parvez Sharma, produit par Sandi DuBowski, a été projeté au Liban grâce au soutien de la fondation Heinrich Böll. Un éclairage authentique et vibrant sur la communauté gay dans le monde arabe.

L’affiche du documentaire

Quatorze siècles après la révélation du Coran au prophète Mahomet, l'islam est la seconde religion du monde. En consultant le lexique, on comprend que le mot «jihad» (cité dans le Coran) évoque la lutte. C'est un terme qui signifie «exercer une force» ou «combattre».
L'islam compte quatre types de jihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le jihad par le cœur, aussi nommé «grand jihad», invite les musulmans à «combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société». Mais malheureusement le plus connu et le plus familier des sens du jihad est celui par l'épée ou «petit jihad»
Le Jihad for Love de Parvez Sharma, cinéaste indien gay, instaure un autre genre de combat. Il s'agit d'une lutte avec pour seule arme l'amour et dans le seul but d'instaurer l'amour et la tolérance.
Il y a donc d'abord le titre, intrigant, séduisant, mais qui frappe fort et va à l'essentiel, sans ambages. Il y a ensuite ce cinéaste passionné qui, de 2002 à 2007, a consacré son temps à faire des repérages, des rencontres, des amorces d'entrevues et, finalement, un reportage complet, vrai, sincère et touchant.

Un film qui voyage...
Il y a enfin le soutien de la fondation Heinrich Böll, sans laquelle ce film n'aurait pas été visionné au Liban. Cette fondation qui a permis la projection de A Jihad for Love dans deux espaces différents: à l'Art Lounge et chez Zicco House. Des projections ouvertes au public, qui ont instauré un réel débat sur ce statut des communautés gay et lesbienne dans le monde arabe.
«C'est surtout, a dit le cinéaste, le thème du conflit entre la religion et la sexualité qui est traité dans ce documentaire, lequel a nécessité cinq ans de travail riche en rencontres humaines.» Du Pakistan en Iran, en passant par l'Égypte ou la Turquie, ces personnes interrogées, filmées dans leur solitude, leur détresse et leur intimité vivent un tourment continu. Elles ne sont pas soutenues par leur communauté religieuse qui leur fait sentir qu'elles sont dans le péché. Comment concilier l'islam, très présent dans leur cœur (puisqu'aucune d'entre elles n'a pensé lâcher la prière), et leur sexualité «déviée», selon le cinéaste? Tel est là le questionnement de Parvez Shamra dans sa longue quête. «Je ne suis pas un provocateur, dit-il, mais un simple cinéaste.» Une quête vers une vérité ou des vérités, qui ne devraient pas être figées, mais en constante évolution avec l'être humain.
Quatorze siècles après la révélation du Coran au prophète Mahomet, l'islam est la seconde religion du monde. En consultant le lexique, on comprend que le mot «jihad» (cité dans le Coran) évoque la lutte. C'est un terme qui signifie «exercer une force» ou «combattre». L'islam compte quatre types de jihad : par le cœur, par la langue, par la main et par l'épée. Le jihad par le cœur, aussi nommé «grand jihad», invite les musulmans à «combattre afin de s'améliorer ou d'améliorer la société». Mais malheureusement le plus connu et le plus familier des sens du jihad est celui par l'épée ou «petit jihad» Le Jihad for Love de Parvez Sharma,...
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