Le groupe, l'Etat islamique d'Irak (ISI), affirme dans un communiqué publié lundi sur des forums jihadistes, qu'il ne restera pas les bras croisés alors que des musulmans sunnites sont condamnés à mort et tués dans les prisons chiites, ajoute SITE.
Selon le communiqué, l'ISI a jusqu'ici pris pour cible 12 juges, notamment le juge Kamal Jaber Bandar, président de la Cour d'appel, dont le véhicule a été visé le 17 août par une attaque à l'IED (Engin explosif improvisé) à Yarmouk, un quartier de l'ouest de Bagdad. Le juge Bandar a été blessé dans l'explosion.
Le 17 août, la police irakienne avait fait état de l'attentat contre le juge Bandar à Bagdad, et contre trois autres juges qui ont également été blessés par l'explosion d'une bombe entre Baladrouz et Baqouba (au nord-est de Bagdad).
Le même jour, un attentat perpétré contre un centre de recrutement de l'armée irakienne et revendiqué trois jours plus tard par el-Qaëda, avait fait 59 morts et 100 blessés à Bagdad, l'attaque la plus meurtrière en Irak depuis le début de l'année.
L'ISI avait affirmé que l'attentat "a frappé un groupe de chiites et d'apostats qui ont vendu leur foi contre de l'argent et pour devenir un outil dans la guerre contre les sunnites irakiens", avait rapporté SITE le 20 août.
L'Irak a connu une recrudescence des violences ces deux derniers mois. Selon des chiffres irakiens, contestés par les Etats-Unis, juillet a été le mois le plus meurtrier depuis mai 2008.
L'armée américaine s'apprête à déclarer la fin de ses opérations de combat et a annoncé mardi que le nombre de soldats américains en Irak est tombé en dessous de 50.000, moins du tiers des effectifs déployés au plus fort de sa présence en Irak en 2007.
Ce retrait a suscité la crainte notamment du chef d'état-major irakien, le général Babaker Zebari, qui a averti le 11 août que le retrait total américain était prématuré, estimant que ses forces ne seraient pas en mesure d'assurer pleinement la sécurité avant 2020.

