fantaisiste.
Architecte d'intérieur et designer de formation, Mira al-Alam Salloum passe son temps devant son écran d'ordinateur à agencer les surfaces et tracer les lignes des meubles qu'elle conçoit. Un travail de structure qui la passionne mais qui, cependant, n'assouvit pas son besoin de nature.
C'est ainsi qu'elle retrouve régulièrement les champs de son enfance, qu'elle appelle son « jardin indiscipliné », pour y planter son chevalet. « Là, je m'immerge dans la contemplation des détails de la végétation alentours et, selon mon état d'esprit, j'interprète la scène bucolique en peinture abstraite », explique-t-elle. Mais surtout, l'artiste en...herbe (c'est le cas de le dire !) introduit, d'une part, dans ses toiles toutes sortes d'éléments naturels (sable, terre, pétales, herbes, feuilles, fleurs, chardons, branchages ou encore cailloux) et, d'autre part, peint à la main, aux doigts sans aucune utilisation de pinceaux. Cette relation charnelle aux pigments donne chez Mira Salloum des peintures totalement spontanées, à la matière dense, traitées souvent en tachisme bigarré. Des peintures qui arrivent ainsi, parfois, à capturer instinctivement et à retransmettre des scènes et des émotions naturelles. Des œuvres que la galerie Maison d'art, à Genève, dans la vieille ville, expose en permanence.


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