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Sport

Allemagne : les héros du Mondial 2010 sont casaniers

Avec Thomas Müller, Philipp Lahm et Bastian Schweinsteiger, l'Allemagne a enthousiasmé la planète football lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, mais cette jeune et talentueuse génération a fait le choix, pour le moment, de rester en Bundesliga.
Un mois et quelques jours après la fin de leur odyssée sud-africaine, les internationaux allemands reprennent déjà les choses sérieuses à partir de vendredi avec le championnat d'Allemagne.
Des 23 joueurs retenus par Joachim Löw, trois seulement ont décidé de s'exiler : Jérôme Boateng, dont le départ pour Manchester City avait été finalisé avant même la Coupe du monde, Sami Khedira, recruté pour 15 millions d'euros par le Real Madrid qui s'est offert mardi le très convoité Mesut Özil.
Il ne faudrait pas en conclure que les grands clubs européens sont restés insensibles aux arguments de l'équipe qui a bousculé l'Angleterre (4-1 en 8e de finale) et l'Argentine (4-0 en quart de finale), avant de céder en demi-finale (0-1) contre l'Espagne, future championne du monde.
Mais échaudés par les échecs de Christoph Metzelder (Real Madrid), Timo Hildebrand (Valence) et David Odonkor (Betis Séville) en Espagne après le Mondial 2006, les jeunes Allemands ne cèdent plus aux premières et alléchantes sirènes étrangères. D'autant que la donne a changé : alors que la génération championne du monde en 1900 des Mattheus, Völler et Klinsmann devait aller chercher fortune et reconnaissance à l'étranger, en particulier en Italie, Thomas Müller par exemple envisage très sérieusement de faire toute sa carrière au Bayern.

Müller jusqu'en 2015
Le meilleur buteur et meilleur jeune du Mondial 2010 vient de prolonger jusqu'en 2015 son contrat avec le champion d'Allemagne et grand favori de la saison 2010-2011.
« Si je pouvais, j'aurais signé un contrat de dix ans (...) tout montre que le Bayern est sur la pente ascendante, ne serait-ce que du point de vue financier », a-t-il expliqué. Le Bayern a par ailleurs découragé d'entrée d'éventuels courtisans en déclarant que les très convoités Schweinsteiger, Lahm et Müller étaient « intransférables ». Si le géant bavarois, auteur du doublé Coupe/championnat et finaliste de la Ligue des champions en 2010, va générer pour la première fois un chiffre d'affaires supérieur à 300 millions d'euros, c'est toute la Bundesliga qui, grâce à une gestion rigoureuse, résiste à la crise financière qui a déstabilisé les grands d'Espagne et d'Angleterre, déjà lourdement endettés. Cette Bundesliga, objet il y a peu encore de moqueries, a même séduit deux stars mondiales, certes vieillissantes, Michael Ballack, de retour au Bayer Leverkusen, et Raul, recruté par Schalke 04.
« C'est de nouveau excitant pour un joueur d'évoluer en Allemagne », a résumé Löw, pas mécontent d'avoir contribué avec la Nationalmannschaft à changer l'image du football allemand.
Un mois et quelques jours après la fin de leur odyssée sud-africaine, les internationaux allemands reprennent déjà les choses sérieuses à partir de vendredi avec le championnat d'Allemagne.Des 23 joueurs retenus par Joachim Löw, trois seulement ont décidé de s'exiler : Jérôme Boateng, dont le départ pour Manchester City avait été finalisé avant même la Coupe du monde, Sami Khedira, recruté pour 15 millions d'euros par le Real Madrid qui s'est offert mardi le très convoité Mesut Özil.Il ne faudrait pas en conclure que les grands clubs européens sont restés insensibles aux arguments de l'équipe qui a bousculé l'Angleterre (4-1 en 8e de finale) et l'Argentine (4-0 en quart de...
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