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Liban - Ras-Le-Bol

La grogne contre le rationnement du courant se propage dans le pays

À la manière d'une tache d'huile, les mouvements de protestation populaire contre les coupures de courant se sont multipliés au cours du week-end dernier aux quatre coins du pays.
Pneus brûlés, routes coupées, de Nabatiyeh jusqu'à Denniyeh en passant par Tyr et Zahrani, les protestataires ont recouru aux mêmes techniques pour exprimer leur indignation contre l'État qui a récemment durci le rationnement en courant électrique, notamment dans les régions reculées du pays. Après les manifestations tumultueuses qui ont eu lieu au cours du week end et hier à Zahrani, les habitants de Miriata dans le casa de Zghorta ont pris le relais hier en coupant pendant plusieurs heures la route principale reliant le caza de Denniyeh à la ville de Tripoli. Bloquant le chemin aux voitures à l'aide d'une rangée transversale de pneus brûlés, les habitants ont exprimé leur révolte du fait de l'augmentation des coupures de courant dans leur village. Ce n'est que cinq heures plus tard, et grâce à l'intervention des FSI et de l'armée libanaise, que les protestataires ont été dispersés et les routes rouvertes à la circulation.
Le même scénario s'est reproduit à Tyr, les habitants ayant également bloqué la route reliant la ville à Bourj Chémali. Là aussi, les FSI sont intervenues pour lever les barricades et les pneus brûlés, ouvrant ainsi le passage aux véhicules plusieurs heures plus tard. À Nabatiyeh, la réaction populaire a été tout aussi vive lorsqu'un groupe de jeunes de la région se sont rendus à l'intersection de Zefta-Noumeiriyé-Nabatiyeh qu'ils ont bloquée à l'aide des pneus fumants, verrouillant ainsi l'autoroute Zahrani-Nabatiyeh. Les protestataires se sont directement adressé à l'Électricité du Liban en l'exhortant à trouver une solution au problème du rationnement électrique.
Le même spectacle s'est répété à l'intersection de Doueir-Kalaa-Harouf, où des dizaines de jeunes de la localité ont entrepris de bloquer le chemin devant les véhicules à l'aide de fils barbelés en brûlant également des pneus. Des slogans d'indignation ont été lancés contre l'EDL, l'accusant d'avoir « détourné le courant vers les régions de villégiature en privant (leur) localité de courant ».
L'office n'a pas tardé à répondre. Dans un communiqué, il a appelé les citoyens « au calme afin de pouvoir dépasser cette période difficile sans recourir à la violence ». Le communiqué précise que l'EDL « déploie tous les efforts possibles et dans la mesure de ses moyens limités pour assurer une stabilité au niveau de l'approvisionnement en courant électrique ». Et d'insister sur le fait que la distribution du courant se fait à égalité entre toutes les régions libanaises à l'exception du Beyrouth administratif. L'EDL a exhorté les citoyens à ne pas s'attaquer au réseau électrique public, « ce qui ne fera qu'aggraver la situation et se répercutera négativement sur l'opération de distribution », affirme le communiqué.
Le texte de l'EDL annonce par ailleurs qu'à partir du samedi 14 août, et suite à la panne qui s'est produite au niveau de l'usine de Zahrani, les groupes de production au niveau de l'unité ont repris leur service, soulignant qu'à l'aube du dimanche 15 août, l'ensemble des groupes de production se sont remis à fonctionner normalement, ce qui devrait se répercuter positivement sur l'approvisionnement en courant électrique dans l'ensemble des régions, notamment au Liban-Sud, précise le texte. À cette occasion, l'office a tenu à préciser que la capacité de production des usines libanaises est à son maximum, soit plus de 95 %. Le texte explique que l'origine du problème provient principalement du fait que l'énergie importée d'Égypte, de Syrie et de Jordanie a été suspendue momentanément à cause de la croissance de la demande dans ces pays. Et le communiqué de rappeler que toute amélioration du rationnement électrique est intiment liée à l'installation de nouveaux équipements dans les secteurs de la production, du transport et de la distribution, revendication qui avait été inlassablement répétée avant le début de l'été, conclu le texte.
Pneus brûlés, routes coupées, de Nabatiyeh jusqu'à Denniyeh en passant par Tyr et Zahrani, les protestataires ont recouru aux mêmes techniques pour exprimer leur indignation contre l'État qui a récemment durci le rationnement en courant électrique, notamment dans les régions reculées du pays. Après les manifestations tumultueuses qui ont eu lieu au cours du week end et hier à Zahrani, les habitants de Miriata dans le casa de Zghorta ont pris le relais hier en coupant pendant plusieurs heures la route principale reliant le caza de Denniyeh à la ville de Tripoli. Bloquant le chemin aux voitures à l'aide d'une rangée transversale de pneus brûlés, les habitants ont exprimé leur révolte du fait de l'augmentation...
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