Le même scénario s'est reproduit à Tyr, les habitants ayant également bloqué la route reliant la ville à Bourj Chémali. Là aussi, les FSI sont intervenues pour lever les barricades et les pneus brûlés, ouvrant ainsi le passage aux véhicules plusieurs heures plus tard. À Nabatiyeh, la réaction populaire a été tout aussi vive lorsqu'un groupe de jeunes de la région se sont rendus à l'intersection de Zefta-Noumeiriyé-Nabatiyeh qu'ils ont bloquée à l'aide des pneus fumants, verrouillant ainsi l'autoroute Zahrani-Nabatiyeh. Les protestataires se sont directement adressé à l'Électricité du Liban en l'exhortant à trouver une solution au problème du rationnement électrique.
Le même spectacle s'est répété à l'intersection de Doueir-Kalaa-Harouf, où des dizaines de jeunes de la localité ont entrepris de bloquer le chemin devant les véhicules à l'aide de fils barbelés en brûlant également des pneus. Des slogans d'indignation ont été lancés contre l'EDL, l'accusant d'avoir « détourné le courant vers les régions de villégiature en privant (leur) localité de courant ».
L'office n'a pas tardé à répondre. Dans un communiqué, il a appelé les citoyens « au calme afin de pouvoir dépasser cette période difficile sans recourir à la violence ». Le communiqué précise que l'EDL « déploie tous les efforts possibles et dans la mesure de ses moyens limités pour assurer une stabilité au niveau de l'approvisionnement en courant électrique ». Et d'insister sur le fait que la distribution du courant se fait à égalité entre toutes les régions libanaises à l'exception du Beyrouth administratif. L'EDL a exhorté les citoyens à ne pas s'attaquer au réseau électrique public, « ce qui ne fera qu'aggraver la situation et se répercutera négativement sur l'opération de distribution », affirme le communiqué.
Le texte de l'EDL annonce par ailleurs qu'à partir du samedi 14 août, et suite à la panne qui s'est produite au niveau de l'usine de Zahrani, les groupes de production au niveau de l'unité ont repris leur service, soulignant qu'à l'aube du dimanche 15 août, l'ensemble des groupes de production se sont remis à fonctionner normalement, ce qui devrait se répercuter positivement sur l'approvisionnement en courant électrique dans l'ensemble des régions, notamment au Liban-Sud, précise le texte. À cette occasion, l'office a tenu à préciser que la capacité de production des usines libanaises est à son maximum, soit plus de 95 %. Le texte explique que l'origine du problème provient principalement du fait que l'énergie importée d'Égypte, de Syrie et de Jordanie a été suspendue momentanément à cause de la croissance de la demande dans ces pays. Et le communiqué de rappeler que toute amélioration du rationnement électrique est intiment liée à l'installation de nouveaux équipements dans les secteurs de la production, du transport et de la distribution, revendication qui avait été inlassablement répétée avant le début de l'été, conclu le texte.


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